Valls, Hamon, Montebourg... : "Ils n’ont plus le choix, il faut mo-bi-li-ser "

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PRIMAIRE À GAUCHE - Pour l'éditorialiste de LCI, Olivier Mazerolle, les candidats de la primaire à gauche doivent être capables de mobiliser s'ils veulent avoir une chance à la présidentielle. C'est l'un des enjeux du deuxième débat de ce dimanche soir.

"C’est tout à fait vital pour eux de mobiliser au maximum". Pour Olivier Mazerolle, éditorialiste à LCI, les candidats n'ont plus le choix s'ils veulent avoir un rôle à jouer lors de la présidentielle, le 22 avril et 6 mai. "Il leur faut du monde pour donner une légitimité et de l’éclat à la victoire" et pour permettre au vainqueur "d’aborder la présidentielle avec un petit espoir de pouvoir s’imposer", explique-t-il.


Même Manuel Valls a reconnu implicitement que ce n'était pas gagné, rappelle-t-il. Dans une interview au Monde, ce dernier a déclaré qu'il fallait "casser l'esprit de la défaite". "De ce point de vue, il faut reconnaître que les conditions du déroulement de la primaire ne facilite pas les choses", analyse l'éditorialiste. Selon lui, Jean-Luc Bennahmias et Sylvia Pinel "n'ont pas contribué" à "réhausser le niveau du débat" et "ont pris du temps de parole bien précieux". Et le "problème" devrait donc naturellement se répéter pour le deuxième débat diffusé sur BFMTV, iTélé et RMC ce dimanche soir à partir de 18h. Pour les autres, il va donc falloir "faire preuve de caractère pour pouvoir attirer l’attention" lors d'un deuxième débat qu'Olivier Mazerolle espère plus dynamique et animé que le premier.

Manuel Valls fait la course en têteOlivier Mazerolle

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Car chacun a ses qualités, reconnaît Olivier Mazerolle. Benoît Hamon a par exemple ses chances de l'emporter "si les électeurs privilégient l’avenir du PS plutôt que la présidentielle", explique-t-il. Mais si en revanche, ils veulent avoir une chance de gagner dans moins de cinq mois, "Manuel Valls fait la course en tête". Cependant, Arnaud Montebourg n'est pas non plus très loin. "Il est, de tous les compétiteurs, celui qui a le plus travaillé son programme économique", juge l'éditorialiste. Quant à Vincent Peillon, il "se situe au carrefour des différentes tendances du PS". Ce qui laisse donc des perspectives à chacun. 

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