Valls, Montebourg, Peillon, Hamon... : que proposent les candidats de la primaire de la gauche sur l’emploi ?

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DEMANDEZ LE PROGRAMME - Dernière ligne droite avant le premier tour de la primaire de la gauche. LCI fait le point sur les propositions des sept candidats en matière de travail et d’emploi.

Jean-Luc Bennahmias : l’insertion professionnelle en ligne de mire

Sur le thème de l’emploi, le président du Front démocrate joue la carte de la sécurisation et du soutien à l’insertion professionnelle. Promoteur de l’instauration d’un revenu universel sécurisant et d’une généralisation de l’alternance, l’ancien eurodéputé veut également mettre en place une sécurité sociale professionnelle qui absorberait le système d’indemnisation chômage et de droits à la formation. Jean-Luc Bennahmias propose en outre un dispositif permettant aux PME, jusqu’à 200 salariés, l’embauche de deux emplois zéro-charges à hauteur de 2,5 fois le smic maximum.


Benoît Hamon : donner du temps aux travailleurs

Fidèle à ses racines aubrystes, le député des Yvelines porte un projet dirigé vers les salariés et le temps de travail. Fervent défenseur du revenu universel, Benoît Hamon souhaite réorienter une partie des aides accordées aux entreprises pour développer le secteur de l’Economie sociale et solidaire. Le frondeur veut également inciter les entreprises à développer le temps partiel, abroger la loi travail en réaffirmant notamment la primauté du code du Travail et encadrer les rémunérations et autres gratifications des patrons. 

Arnaud Montebourg : assurer une activité à chacun

L’ancien ministre de l’Economie soutient également la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle assurant à chacun  l’accès à un contrat de travail, d’activité ou de formation. Face à la précarisation du monde du travail, le candidat veut que le CDI redevienne la norme en instaurant un système de bonus-malus. Arnaud Montebourg veut également réviser la loi Travail en supprimant entre autres la renégociation de la majoration des heures supplémentaires. 


Vincent Peillon : donnant-donnant 

Si l’ex-ministre de l’Education n’entend pas modifier la loi Travail, il affirme néanmoins qu’il reviendra sur l’une de ses dispositions phares : l’inversement de la hiérarchie des normes, qui fait primer les accords de branches ou d’entreprises sur le code du Travail. Parallèlement, Vincent Peillon veut conditionner le versement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) à la conclusion de tels accords internes portant sur la formation, la recherche-développement et la qualité de l’emploi. 

Sylvia Pinel : l’IS dans le viseur

La candidate du Parti radical de gauche (PRG) propose un programme économique résolument tourné vers les entreprises. L’ancienne ministre du Logement prône la suppression du CICE et son remplacement par une baisse massive du taux de l’impôt sur les sociétés (IS) pour le faire passer à 20%, contre 33,33% actuellement. Les TPE bénéficieraient, elles, d’aides aux financements. Enfin, Sylvia Pinel propose également un crédit impôt emploi de 1,5% visant à favoriser les embauches en CDI pour les salaires ne dépassant pas deux Smic. 


François de Rugy : verdir l’emploi

Moteur de croissance et d’emplois selon lui, le développement durable est au cœur du programme du candidat écologiste. Ce dernier fixe l’objectif de 100% d’énergies renouvelables à l’horizon 2050. L’ancien eurodéputé veut également un parc automobile 100% propre financé en partie par le rétablissement de l’écotaxe poids lourds. Les entreprises bénéficieraient en outre d’un allégement de charges compensé par une augmentation de CSG. François de Rugy veut également confier la gestion des chômeurs et de la formation aux régions, pour plus d’autonomie notamment.  


Manuel Valls : une certaine continuité 

Fidèle aux mesures prises ou poursuivies durant le quinquennat en termes de soutien à l’emploi (baisse de charges, CICE, crédit recherche…), Manuel valls concède néanmoins une erreur faite en 2012 : la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, qu’il souhaite réintroduire s’il est élu. Le député de l’Essonne veut également augmenter la prime d’activité, faciliter le crédit en faveur des créateurs d’entreprises et créer, à ce titre, un "droit à l’essai" en offrant des garanties aux salariés souhaitant prendre un congé pour créer une entreprise. Manuel Valls met en outre l’accent sur l’appui à toutes les formes d’activités de développement durable, de recherche et d’innovation. Thème à la mode, la Sécurité sociale professionnelle intègre également le programme de Manuel Valls à travers un droit à la qualification et à la reconversion assuré aux salariés. 

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Les mesures phares et les slogans des candidats à la primaire de la gauche

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