Valls n'exclut pas d'être candidat à la primaire de la gauche face à Hollande

PRÉSIDENTIELLE - Alors que la droite désigne en ce moment même son candidat pour la présidentielle, Manuel Valls a indiqué dimanche dans une interview au JDD qu'il pourrait se retrouver en face de François Hollande lors de la primaire de la gauche.

L'hypothèse d'une candidature de Manuel Valls à la présidentielle devient chaque jour de plus en plus crédible. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche ce 27 novembre, le Premier ministre n'exclut pas l'idée de se retrouver face à François Hollande lors de la primaire de la gauche, prévue en janvier 2017.


"J’ai des rapports de respect, d’amitié, et de loyauté avec le Président", explique-t-il. "Mais la loyauté n’exclut pas la franchise. Force est de constater qu’au cours de ces dernières semaines, le contexte a changé". Selon lui la publication du livre "Un président ne devrait pas dire ça" a créé un "profond désarroi à gauche". Ainsi, l'actuel locataire de Matignon entend "casser une mécanique" qui les "conduirait à la défaite".


La veille, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone avait exprimé son souhait de voir s'affronter les deux hommes lors de la primaire. Manuel Valls lui a répondu ce dimanche en affirmant que chacun devait "mener ses réflexions en responsabilité". "Je prendrai ma décision en conscience". Cette dernière devrait d'ailleurs tomber dans les tous prochains jours, comme pour le chef de l'État, les candidats à la primaire de la PS ayant jusqu'au 15 décembre pour se déclarer. "Quoi qu’il arrive, le sens de l’État m’animera toujours", a précisé l'ancien maire d'Évry.

Il faut se préparer au face-à-face. Je m’y prépare, j’y suis prêtManuel Valls

Selon lui, il s'agit de "ressaisir la gauche", au moment même où la droite désigne son candidat à la présidentielle. Leur primaire doit "donner un élan, de l’espoir. Il faut se préparer au face-à-face. Je m’y prépare, j’y suis prêt", assure-t-il. Depuis plusieurs mois, il multiplie les allusions à une potentielle candidature, ne laissant plus beaucoup de doutes sur son envie de se lancer.

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Contrairement à lui, Emmanuel Macron n'a pas attendu la décision du président de la République pour annoncer sa volonté de lui succéder. "Les primaires, c’est moderne; donc (il)  devrait s’y inscrire !" a demandé le premier ministre, qui espère que des millions d'électeurs se déplaceront pour ce scrutin organisé les 22 et 29 janvier prochains.

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