VIDÉO - "C'est possible" : Royal laisse entendre qu'elle a voté pour Hamon au premier tour de la primaire

PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE

À DEMI-MOT - La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, a laissé entendre ce vendredi sur France 2 qu'elle avait voté pour Benoît Hamon au premier tour de la primaire de la gauche. "C'est possible", a-t-elle lancé lorsqu'elle a été interrogée à ce sujet. Sa réponse à la même question pour Manuel Valls a été tout autre.

Ségolène Royal fait partie des ténors socialistes et des membres du gouvernement qui n'ont jamais souhaité dire qui ils soutenaient à la primaire de la gauche et pour qui ils voteraient. Mais ce vendredi matin sur France 2, volontairement ou malgré elle, elle a fortement laissé entendre que, dimanche dernier, elle avait glissé dans l'urne un bulletin Benoît Hamon.

Alors que le journaliste lui demandait s'il pouvait la questionner sur son vote au premier tour du scrutin, Ségolène Royal a commencé par répondre "Non", revendiquant le droit au secret et le respect du débat. L'intervieweur a alors retenté sa chance en lui disant que certains disaient qu'elle avait voté pour Benoît Hamon. "C'est possible", a-t-elle répondu dans un sourire.

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"Non, je ne vous dirai pas pareil" à propos de Manuel Valls

Mais c'est ensuite qu'elle a lâché le plus d'indices, lorsque le journaliste de France 2 a poursuivi : "Si je vous demande si vous avez voté pour Manuel Valls, vous me direz 'C'est possible'?". Ségolène Royal a alors déclaré : "Non, je ne vous dirai pas pareil." Avant de lâcher quelques rires.

Le directeur de la communication de Manuel Valls remonté contre la ministre

Harold Hauzy, directeur de la communication de Manuel Valls, a moyennement apprécié les propos de la ministre et l'a fait savoir sur Twitter. "Ministre depuis trois ans, Royal laisse entendre qu'elle a voté pour un frondeur à la politique de François Hollande. Allez comprendre", a-t-il tweeté. Visiblement remonté, il a publié un autre message un peu plus tard, écrivant que pour l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, la politique était "un royal amusement".

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