VIDÉO - "Il y aura du people à hue et à dia" : ses moyens ou ses soutiens de campagne, Benoît Hamon en fait des blagues

MOYENS DU BORD - Lancé dans la campagne pour la primaire de la gauche prévue en janvier, Benoît Hamon, qui a déposé ses parrainages dans la matinée, a montré ce vendredi qu'il avait de l'humour. Il reconnaît ainsi que ses moyens sont modestes, que ses équipes sont un peu à l'étroit et promet... des "people" parmi ses soutiens.

Benoît Hamon en candidat anti bling-bling. Le député des Yvelines, qui vient de déposer ses parrainages pour la primaire de la gauche programmée en janvier, a fait de la modestie une marque de fabrique. De la modestie, mais aussi de l'humour.


Interrogé vendredi matin sur ses moyens et ses soutiens, il n'a pas hésité à plaisanter sur le budget de sa campagne et sur les soutiens qu'il annoncera la semaine prochaine. A propos sa liste de soutiens, le député socialiste frondeur prend l'air inspiré et lance : "Elle sera composée de sportif de haut niveau, d'acteurs..." Puis, rigolard : "Non, je blague... Il y aura du people à hue et à dia... Du people de la vraie vie..."

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"C'est vrai qu'on est un peu à l'étroit"

Quant à ses moyens, l'ancien ministre de François Hollande reconnaît (et assume) avoir opté pour "une campagne modeste". Dans son QG de campagne de la tour Montparnasse, "pas cher", ses équipes "sont un peu à l'étroit, mais on n'a pas d'autres moyens que de nous serrer. On fait de l'énergie renouvelable en exploitant la chaleur des hommes et des femmes..." Et de toute façon, comme il le signale en plaisantant, il n'a pas vraiment le choix : 

Nous avons commencé à dépenser une subvention de 50.000 euros du PS que nous n'avons pas encore reçue. Les dons, je dois avouer qu'ils sont petitsBenoît Hamon

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La campagne low-cost de Benoît Hamon

C'est ce qu'on appelle de la transparence... Les dons des sympathisants montent pour l'essentiel "de 5 à 40 euros", mais le candidat reconnaît lui-même qu'il est loin du compte. "Nous avons budgété au maximum 200.000 euros pour toute la campagne, mais nous n'avons pas ces moyens pour le moment". 


Malgré tout, le frondeur socialiste, qui pour l'heure avance au moyen d'un emprunt bancaire, voit le bon côté des choses : "Pour être honnête, je suis toujours très étonné et surpris de la générosité de nos concitoyens pour financer les campagnes politique". Et de conclure, toujours très optimiste : 

On a anticipé une campagne modeste, ça n'empêche pas de faire une bonne campagneBenoît Hamon

Une candidature sans trembler

"On est très transparent, on a rien à cacher", explique à LCI son porte-parole, le député des Hauts-de-Seine Alexis Bachelay. "Nous fonctionnons avec une équipe de bénévoles. Ce qui coûte le plus cher, ce sont les meetings et la location du QG. Notre capacité à faire campagne dépendra de ces dons. On peut imaginer que bien plus de 150.000 personnes votent pour lui à la primaire, donc on ne désespère pas de lever les fonds nécessaires." Pour doper les moyens financiers, l'équipe a lancé un appel aux dons sur le site. Bon signe : son passage sur France 2, jeudi soir, a fait circuler son nom sur les réseaux sociaux et a gonflé de 2000 personnes le nombre de ses "amis" sur Facebook, selon son lieutenant. Pour le reste, l'équipe mise sur le fond. "Si on a un bon candidat, on peut faire venir du monde", résume Alexis Bachelay. "Benoît Hamon a des propositions fortes, nouvelles, qui bousculent le paysage politique." 


Benoît Hamon peut en tout cas être serein et se laisser aller à quelques plaisanteries : il est assuré de concourir, contrairement à certains de ses potentiels adversaires. Ses parrainages comprennent 24 parlementaires, 28 membres du conseil national du PS, 10 maires et 71 élus régionaux et départementaux. Largement de quoi échapper au statut de "petit candidat". Et pourquoi pas, créer un appel d'air... et la surprise fin janvier. 

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