Aurélie Filippetti sur LCI : Mélenchon et Macron sont des "passagers clandestins"

PRIMAIRE – Soutien d’Arnaud Montebourg pour la primaire de gauche, Aurélie Filippetti était l’invitée d’Audrey Crespo-Mara ce matin sur LCI. Mélenchon, Macron, Valls, chacun a eu droit à son petit tacle.

Les piques commencent à se faire sentir à gauche. Pour chaque candidat et ses soutiens, le moment est déjà venu de marquer son territoire en égratignant ses plus proches rivaux. L’ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, qui soutient son compagnon Arnaud Montebourg pour la primaire, n’a pas échappé à la règle. Invitée d’Audrey Crespo-Mara ce matin, elle s’en est prise à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, qui refusent de rejoindre de participer à la primaire de la gauche.


"Ils ont choisi d’être des passagers clandestins, ce n’est pas très responsable", a-t-elle critiqué, jugeant la démarche comme la meilleure façon de voir un duel Fillon-Le Pen au second tour de la présidentielle. Une façon pour la députée de s'en prendre à Jean-Luc Mélenchon, qui chasse sur les mêmes terres qu’Arnaud Montebourg, celles de la gauche opposée à la politique gouvernementale, mais refuse de se plier au rassemblement général des candidats.

Il reprend des accents de gauche parce qu’il est en campagne électoraleAurélie Filipetti, à propos de Manuel Valls

Même son de cloche lorsqu’il s’agit d’Emmanuel Macron, bien que celui-ci semble plus éloigné des idées défendues par son compagnon. La députée de Moselle a d’ailleurs dressé une comparaison entre les actions d’Arnaud Montebourg lors de son passage au ministère de l’Economie et du Redressement productif (de 2012 à 2014) et celles de son successeur. "Il a permis le maintien de grandes entreprises françaises en France, il a impulsé le patriotisme économique, alors qu’Emmanuel Macron a un bilan quasi inexistant", a-t-elle taclé.


Manuel Valls était également dans le viseur d’Aurélie Filippetti, qu’elle a attaqué sur son changement de posture depuis son annonce de candidature à la primaire. "Il reprend des accents de gauche parce qu’il est en campagne électorale. En 2014, cela avait duré trois mois", rappelle-t-elle, en référence à la politique du Premier ministre au moment de sa nomination, avant que les "frondeurs" Arnaud Montebourg et Benoit Hamon ne soient évincés du gouvernement. "L’échec de François Hollande est aussi celui de Manuel Valls. Comment va-t-il faire campagne sur un bilan que le Président lui-même a contesté en ne se présentant pas ?"

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Aurélie Filippetti : "L'échec de François Hollande est aussi celui de Manuel Valls"

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