Vincent Peillon doit 20.000 euros de cotisations au PS : "Ce sera réglé dans 24 heures", promet le candidat

OUBLI - Selon le "Canard Enchaîné" à paraître mercredi, Vincent Peillon, pour être candidat à la primaire de la gauche, va devoir régler un léger contentieux : près de 20.000 euros de cotisations dues au PS. "Pas de boules puantes", s'énerve le député européen. Qui promet de tout régler avant le 14 décembre.

Pour participer à la primaire de gauche, Vincent Peillon va devoir passer à la caisse. Selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi, le candidat tout juste déclaré devrait pas moins de 19.500 euros de cotisations au Parti socialiste, dont les statuts prévoient que chaque parlementaire verse mensuellement une participation au prorata de ses indemnités. 


Selon l'hebdomadaire satirique, le député européen n'aurait pas versé un sou de cotisation depuis son élection en 2014. Démissionné d'office du PS, il devra, pour y être réintégré, et donc participer à la primaire, apurer l'ensemble de ses dettes. Or le temps presse, puisque la date limite de dépôt des candidatures est... le 15 décembre. 

"Pas de boules puantes !"

Interrogé sur le facheux sujet mardi soir, avant une réunion de ses soutiens, l'ancien ministre de l'Education nationale était passablement irrité par la polémique. "Je veux un beau débat d'idées, pas un échange de boules puantes", a-t-il réagi, fustigeant ceux qui balancent ces informations, "qui sont un peu nerveux". Et de leur lancer un avertissement : 

Faites attention, cela juge plutôt ceux qui emploient ce genre d'argumentsVincent Peillon

Vincent Peillon n'a toutefois pas démenti l'information. Tout juste se borne-t-il à rappeler que "ça fait vingt ans" qu'il est au PS et que, "s'il y a des cotisations à mettre à jour, je les mettrai à jour avant le dépôt des candidatures, comme cela se fait toujours". Il conclut : "Vous verrez, cette question va être réglée dans les 24 heures".


Le député européen a donc 24 heures pour débloquer près de 20.000 euros. En attendant, il renouvelle son avertissement, au cas où ses détracteurs au PS ne l'auraient pas entendu. "J'appelle chacun à un débat d'idées, et à faire attention, surtout devant les Français, à ne pas faire ce genre de choses. Ce n'est pas du niveau d'une présidentielle." 

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