Consultation psy #13 - L'alcool est tout sauf la réponse aux angoisses actuelles

Consultation psy #13 - L'alcool est tout sauf la réponse aux angoisses actuelles

FAUX AMI - La consommation d'alcool augmente depuis le début du confinement. Les apéros en ligne avec des amis se multiplient mais pas uniquement. Certains peuvent être tentés de boire pour calmer leurs angoisses dans une période qui est stressante. Les conseils de Hélène Romano, psychothérapeute.

Si la consommation de certains produits peut être utilisée dans le cadre de moments festifs et conviviaux, en situation de stress le risque est de recourir de façon excessive à ces usages : alcool, cannabis, et autres drogues permettent en effet de s’évader, d’être dans un état second et d’avoir l’illusion de ne plus avoir à gérer l’angoisse. 

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Ce n’est en effet qu’une illusion car cela crée une dépendance avec la nécessité de devoir toujours consommer davantage pour obtenir les mêmes effets d’où les effets sur la santé certaines fois dramatiques (jusqu’au décès ). 

Pour l’Organisation mondiale de la Santé, l’OMS, le seuil de consommation devient toxique passé les deux verres de vin par jour de façon quotidienne, car l’alcool créé une dépendance qui fait que pour obtenir les mêmes effets relaxants il est nécessaire de consommer toujours plus.

La question à se poser est : "Pourquoi j’en prends ?" "A quoi cela me sert ?" - Hélène Romano, psychothérapeute

Et la dépendance n’est pas que physique, sinon les produits de substitution seraient efficaces et permettraient de s’en sortir. En matière de consommation excessive de produits toxiques, la substitution par des produits légaux ou par des techniques comportementales, montre le risque du déplacement d’une dépendance vers une autre mieux tolérée socialement. En désignant l’habitude comme le noyau central d’un symptôme, on commet une erreur d’appréciation et, ce faisant, on s’interdit une réussite complète dans la prise en charge. 

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Si au contraire on comprend la dépendance à un produit sur sa dimension psychologique qui dépend totalement de l’histoire de la personne, on peut espérer s’en dégager et éviter cette habitude aliénante qui peut détruire des vies.

La question à se poser pour éviter de devenir dépendant et prisonnier de ces produits serait "pourquoi j’en prends ?" "A quoi cela me sert ?"  

Si la réponse est "pour calmer mes angoisses, me permettre de m’échapper et d’éviter le stress de la situation" il est vraiment indispensable de ne pas rester seul et de pouvoir parler de ses angoisses avec des professionnels. Beaucoup de consultations gratuites existent actuellement en ligne, le temps du confinement.  Être angoissé vu la situation est tout à fait adapté. Il s’agit ainsi de comprendre le raisons de cette prise de produit avant d’avoir à en gérer les conséquences. Et au final cela permet d’envisager avec modération et raison un apéritif partagé avec des amis, via les réseaux sociaux, pour maintenir du lien et non de boire pour s’empêcher de penser et se rendre prisonnier de ces produits.

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