Journée mondiale de l’orgasme : une Française sur trois insatisfaite de sa vie sexuelle

Journée mondiale de l’orgasme : une Française sur trois insatisfaite de sa vie sexuelle

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POST-COÏTUM ANIMAL TRISTE - Mauvaise pub pour le désir : selon un sondage Ifop réalisé ce vendredi à l'occasion de la Journée mondiale de l'orgasme, les Françaises seraient loin d'être les plus épanouies au lit.

Une Française sur trois (soit 31%) se dit insatisfaite de sa vie sexuelle. C'est la conclusion choc d'un sondage mené par l’Ifop à l'occasion de la Journée mondiale de l’orgasme ce vendredi 21 décembre et réalisé auprès d’un échantillon de 6.000 femmes résidant dans six des principaux pays européens (Espagne, Italie, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni). L'objectif : mesurer le degré de bien-être sexuel des Européennes et les différences d’activité ou de pratiques sexuelles entre les pays. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat s'avère paradoxal... 


Entre autres surprises, on découvre au gré de cette étude que le sentiment de satisfaction tant sur le plan sentimental que sur le plan sexuel concerne moins les femmes vivant dans les pays latins (France, Espagne, Italie) que les femmes vivant dans des nations comme les Pays-Bas, très progressistes en matière de sexualité et d’éducation sexuelle. La sexualité dans les pays méditerranéens, dominés qu'ils sont par une vision plus conservatrice du rôle de la femme dans le couple, serait donc en berne. Mais qu'est-ce qui explique cela ? 

Une vie sentimentale qui ne comble pas

Comme le précise cette enquête, le faible niveau de satisfaction sexuelle des Françaises n’est pas du tout lié à un manque de partenaires : en moyenne, elles déclarent avoir eu un peu moins de 8 partenaires au cours de leur vie (7,5). Et ce n'est pas lié non plus à un manque d’activité sexuelle : les habitantes de l’Hexagone se situent plutôt au-dessus de la moyenne si on s’en tient à la proportion de femmes ayant plus de trois rapports par semaine (10%, contre une moyenne européenne de 6%). 


Le vrai problème résiderait ailleurs, c'est-à-dire dans l'insatisfaction de la vie sentimentale : "Ce taux élevé d’insatisfaction observé dans l’Hexagone tient sans doute à certaines pesanteurs culturelles - notamment l’injonction à la performance sexuelle qui amène à réaliser des pratiques qui ne sont pas forcément les plus épanouissantes - mais aussi à leurs spécificités qui ne créent pas les conditions favorables à cet épanouissement", avance François Kraus, directeur de l'expertise. "Parmi elles, on peut citer entre autres, une forte consommation d’antidépresseurs, un taux de chômage élevé, une plus grande difficulté à concilier vie professionnelle et familiale (liée à une plus grande présence sur le marché du travail) ou une situation maritale moins stable au regard des taux de mariage, de vie en couple et de cohabitation sous le même toit plus faibles que dans les autres pays." 

En vidéo

La sexualité débridée des Parisiens

Étude Ifop pour CamGirls-Wanted réalisée par Internet du 6 au 9 juin 2018 auprès d’un échantillon national de 6029 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus de France, Italie, Espagne, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni.

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