Non messieurs, les femmes ne sont pas plus friandes de ragots que vous

Psycho

BLABLABLA - Les femmes adooorent les commérages ! Certaines idées reçues ont la vie dure... Eh bien, il n'en est rien. Selon une étude américaine publiée début mai, ces petits potins croustillants que nous sommes censées nous raconter entre copines ne sont pas l'apanage des filles, loin s'en faut. Les hommes ne sont pas en reste...

Même si on ose rarement l'avouer, nous avons tous déjà parlé dans le dos de quelqu’un, que ce soit dans sa famille ou au bureau. Selon une étude de l'Université de Californie à Riverside, nous passerions même près d'une heure chaque jour à bavarder sur telle ou telle personne. Et contrairement à la croyance populaire, ce ne seraient pas les femmes qui adoreraient le plus les potins...

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont collecté les données de 467 participants âgés de 18 à 58 ans, soit 269 femmes et 198 hommes. Chaque personne portait un appareil qui enregistrait environ 10% de leurs conversations au cours de la journée, pendant deux à cinq jours. Ces extraits ont ensuite été analysées pour déterminer s'il s’agissait de commérages, c'est-à-dire tout ce qui est dit sur une personne absente, selon la définition donnée par les scientifiques. Résultat, une personne bavarde en moyenne 52 minutes par jour, et cela concerne autant les hommes que les femmes.

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Des rumeurs "neutres"

Mais qu'on se rassure, l'étude révèle également que l'écrasante majorité des rumeurs sont neutres. "Seulement 15% des commérages recueillis étaient négatifs", confirme Megan Robbins, co-auteur de l'étude et psychologue à l'université de Californie. Ainsi, et cela va dissiper certains stéréotypes, les femmes vont, selon ces travaux, davantage donner des informations générales sur leur entourage (comme le travail de la petite nièce ou le traitement du cancer d'un ami) plutôt que divulguer des potins graveleux. Par ailleurs, nous serions plus enclins à parler d'une connaissance comme Kim de la comptabilité plutôt que d'une célébrité comme Kim... Kardashian !

Les chercheurs ont aussi démontré que le commérage n’était pas lié à la classe ou au niveau d’éducation d’une personne. En revanche, il a été constaté que les jeunes gens répandaient plus de commérages négatifs que les adultes plus âgées. Et, sans surprise, les extravertis sont plus susceptibles que les introvertis de raconter des potins, qu’ils soient positifs, négatifs ou intermédiaires.

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