Bouygues Telecom : "notre objectif, couvrir 99% de la population française en 4G"

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Le réseau mobile est en constante évolution avec une 4G qui ne cesse de se développer et une 5G qui commence déjà à faire parler d’elle. On fait le point avec Jean-Paul Arzel, Directeur Réseau chez Bouygues Telecom.

On entend beaucoup parler de la 5G. Mais où en est vraiment la 4G ? Est-ce qu’il y a encore beaucoup à faire ? 

La 4G ne va pas disparaître, bien au contraire. Elle est en plein développement. Nous continuons de rajouter des sites dans les grandes villes mais aussi dans les zones rurales (agglomérations de moins de 10000 habitants) où notre réseau a été reconnu comme le meilleur par l’Arcep, le régulateur des télécoms, dans son enquête 2018. Les Français sont de gros consommateurs de data et notre réseau doit donc en permanence être bien dimensionné pour faire face à ce trafic.

Qu’est-ce que vous aimeriez améliorer en priorité sur votre réseau 4G ? 

Sur une technologie comme la 4G, ce qui compte en premier, c’est la couverture. Nous avons deux priorités. Densifier, dans les grandes villes. Et dans les territoires, s’assurer que tout le monde est couvert. A ce titre, nous menons depuis 2015 un énorme chantier dans toute la France avec l’objectif de couvrir 99% de la population française en 4G. Nous en sommes à 98% aujourd’hui et le dernier pourcent n’est plus qu’une question de jours. 

Être l’opérateur numéro 1 dans les zones rurales selon l’Arcep, cela signifie quoi concrètement ? À quel point est-ce une fierté ?

Bouygues Telecom est une jeune société dans le monde des télécoms. Nous avons ouvert notre premier réseau il y a 20 ans en démarrant par les grandes villes. Aujourd’hui, avec la 4G, le besoin de connectivité est palpable partout en France, au sein des familles comme chez les professionnels. La 4G permet de répondre à cette attente. En lançant en octobre 2013 le premier réseau 4G qui couvrait déjà une partie importante de la population puis en l’intensifiant ces dernières années, nous n’avons pas fait de différence entre ville et campagne. Cette stratégie, nos efforts, ont été reconnus cette année par l’Arcep. Et la perception qu’ont les habitants de ces zones de Bouygues Telecom a profondément changé car nous leur apportons un nouveau service de qualité.  En cela, nous contribuons à la réduction de la fracture numérique. C’est une véritable fierté.

Que diriez-vous aux habitants des zones rurales pour les rassurer sur la qualité de votre réseau ? 

L’Arcep, notre régulateur, a mis en ligne le site www.monreseaumobile.fr qui permet d’avoir une idée très précise de la couverture locale des différents opérateurs. L’Arcep dans son enquête annuelle nous décerne la place de n°1 en termes de qualité de service mobile dans ces territoires. Comme je l’ai dit précédemment, ceci est le résultat d’investissements très importants, depuis plusieurs années. Notre engagement dans ces territoires se manifeste également par notre nombre de boutiques dans les régions, et nous sommes en train d’en ouvrir de nouvelles, dans des villes où nous n’étions pas présents comme Rodez.

Une couverture à 100 %, est-ce un idéal ou un objectif réellement envisageable ?  

La difficulté se cache évidemment dans les derniers dixièmes de pourcentage. La France est un territoire compliqué à couvrir en radio, du fait de son étendue et de sa géographie. Des montagnes, des vallées, de grands plateaux, où se nichent de petits villages comme des agglomérations très denses. Chaque endroit est un challenge. Sans parler des zones touristiques comme le littoral ou les stations de ski pour lesquels les variations de population nécessitent une grande agilité dans le dimensionnement de notre réseau. Mais c’est cette géographie qui fait l’attractivité de la France et nous nous sommes engagés, avec le gouvernement, à améliorer encore davantage la couverture de notre pays. Nous travaillons en bonne intelligence avec les élus locaux pour apporter la couverture là où les Français en ont besoin.

On revient sur la 5G. Qu’apportera-t-elle par rapport à la 4G ? Pourra-t-elle se substituer à la fibre à la campagne ?

La 5G va dans un premier temps permettre de rajouter de la capacité, c’est-à-dire de permettre à tout le monde d’avoir le meilleur confort d’usage, tout d’abord dans les grandes villes ou dans des lieux de forte concentration. Dans le futur, la 5G permettra de développer de nouvelles applications, souvent industrielles, grâce à sa faible latence, et connectera des millions d’équipements pour rendre possible l’Internet des Objets. Mais la 5G ne remplacera pas la fibre optique. En France, le déploiement du FTTH est lancé et tous les foyers français devraient disposer d’ici quelques années d’une ligne FTTH chez eux, ce qui ne sera pas forcément le cas dans tous les pays.

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