SOS Villages - S'installer à la campagne : un rêve... ou un cauchemar si l'on est adolescent ?

SOS Villages - S'installer à la campagne : un rêve... ou un cauchemar si l'on est adolescent ?

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"C'EST PLOUC !" - Etre adolescent à la campagne, du bonheur dans le pré ? Pas si sûr... Si l'on en croît les spécialistes du sujet, il y a des âges qui se prêtent davantage à la vie au vert. S'installer à la campagne avec des enfants en bas âge ou de jeunes adultes autonomes, on dit oui. En revanche, entre 13 et 18 ans, il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de lui demander de partir.

S'il y a bien une période de la vie où il semble compliqué d'aller vivre à la campagne, c'est bien celle de l'adolescence. Tous les spécialistes sont formels, c'est la pire. "Plus l’enfant est grand, plus c'est difficile pour lui d’abandonner son cadre de vie et ses relations amicales", confirme Jean-Yves Pineau, ex-directeur du collectif Ville-Campagne et cofondateur des Localos. "L’environnement urbain permet au jeune d’être dans un confort mental même s'il n’utilise pas tout ce qu’il a à disposition (musées, lieux de spectacle, cinémas...). Il sait que c’est atteignable facilement et ça lui suffit", analyse-t-il.


"L'adolescence, c’est le moment où les jeunes aiment être en ville, avoir accès à tout", renchérit Sylvie Le Calvez, directrice de Village Magazine. "Il y a vraiment des tranches de vie pour s'installer à la campagne : avec des enfants en bas âge, c’est la période idéale. C’est sécurisant, et puis il y a le bon air. En plus, dès qu'il fait beau, ils peuvent jouer dehors et ils adorent ça. En revanche, entre 13 et 18 ans, c’est là où c’est le moins bien vécu".

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Ne pas trop s'éloigner de la grande ville

Jean-Yves Pineau se veut malgré tout optimiste : "Selon les endroits où on veut aller, certains sont malgré tout plébiscités par les plus jeunes car auréolés d'une certaine notoriété et d’une image valorisante, il faut donc faire le bon choix et ne pas hésiter à impliquer son ado dans la recherche de la région idéale. Car a contrario, d'autres territoires ont une image d’Epinal qui leur colle à la peau".


"On essaie justement de mobiliser les acteurs des territoires ruraux pour qu’ils fabriquent cette urbanité qui n’existe pas d’emblée. Pour être concret, il y a de plus en plus de projets culturels originaux au niveau des territoires, dans les écoles de certains villages. Si on sait parler aux ados et qu’ils ne sont pas définitivement écervelés et dans la consommation, on peut les intéresser. Tout n’est pas perdu pour cette tranche d’âge, mais c’est compliqué de rompre les clichés et de rendre la campagne attrayante pour eux. Ce qu’ils ressentent avant tout, c’est la perte de repères", analyse notre spécialiste.


Autre possibilité, ne pas trop s'éloigner de la grande ville. "Et s'assurer qu’il y a des moyens de transport qui les amènent rapidement vers leur réseau d'amis, et qu’il y a des établissements scolaires performants pas loin", ajoute Sylvie Le Calvez. 

"Sinon, si c’est pour aller au fin fond de la Creuse, il vaut mieux éviter. D'autant que plus on grandit, plus il est difficile de se faire des copains. C’est plutôt l’âge où il faut se rapprocher de la ville, quitte à repartir après".

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