Que sont-ils devenus ? (1/6) - Trois jeunes diplômés en quête de liberté

SOS Villages
avec
RECONVERSION RÉUSSIE - Diplômes en poche, Julien, Marine et Pauline avaient commencé leur vie professionnelle dans de grandes entreprises. Mais, en 2017, ils avaient décidé de tracer leurs propres sillons et de créer leur activité. Un an plus tard, que sont-ils devenus ? Ont-ils des regrets ? Nous les avons retrouvés.

Julien est diplômé d'une grande école de commerce, Marine a fait des études de design industriel et Pauline est ingénieur agronome. Tous trois habitent dans le Nord, près de Lille. Chacun, à l'approche de la trentaine, a fait le même constat : le salariat et les journées derrière un bureau n'étaient pas faits pour eux. Chacun avec une idée en tête. Un an après la diffusion du sujet sur TF1, nous les avons recontactés pour savoir où ils en étaient, si leur choix avaient été le bon... ou pas. 

Julien : "Ne pas faire de rencontres au quotidien, ça me manquait'

Ecole de commerce, poste à l'international dans une entreprise de grande distribution, salaire confortable. Pourtant, Julien n'était pas satisfait. "C'était une vie de bureau classique : des journées de 9h à 18h, derrière un ordi", explique le jeune trentenaire. "Pas ou peu de rencontres au quotidien et ça me manquait". 


En 2017, Julien profite d'une rupture conventionnelle pour quitter son job et racheter un petit commerce de fruits et légumes frais, de proximités, à Villeneuve d'Asq avec un partenaire. Un an plus tard, il ne regrette rien. "Nous faisons notre chemin. Nous sommes toujours le même nombre de salariés mais notre activité se développe. Outre les fruits et légumes, nous avons lancé un rayon de fromages à la découpe qui marche pas mal et nous développons un service de drive sur internet. Ce qui est assez rare pour un petit commerce de proximité". 


Pour se lancer, Julien a bénéficié de l'ARS, aide à la reprise ou à la création d'activité. Cela lui a permis de percevoir en deux fois seulement, ses droits au chômage. Et de financer en partie l'achat du commerce et le lancement d'activité. Pour le reste, il a emprunté. Il le concède, il travaille plus qu'avant, mais il y trouve aussi plus de satisfaction. 

Marine : "A force de vouloir rentrer dans le moule, on finit par devenir tarte"

Cette maxime, Marine l'a prise au pied de la lettre. Designer industriel à Stockholm, elle décide de tout quitter en 2014 pour... ouvrir un coffe shop-salon de thé à Lille : "L'impertinente". Au début, elle fait tout : les gâteaux, le service, la comptabilité, anime les comptes Instagram et Facebook de son activité. 


Puis celle-ci grandit. Aujourd'hui, Marine emploie huit personnes et vient d'ouvrir un laboratoire de fabrication de gâteaux. "Au début, on faisait tout en boutique mais nous manquons de place et nous avons dû ouvrir un laboratoire dans un autre lieu". Pas d'idéalisme dans le discours de la jeune femme : "Parfois, c'est difficile, on travaille beaucoup", admet-elle. "Mais c'est très complet, on touche à tout : la création, l'invention mais aussi la finance, le marketing..." De quoi rassasier son appétit de gourmande. 

Pauline : "Je ne vais pas vous mentir lancer son entreprise en partant de rien est assez difficile".

Ingénieur agronome, Pauline travaillait dans l'industrie cosmétique. Mais elle s'aperçoit rapidement que des produits prétendument naturels comportent en réalité des tas de composants chimiques. Elle décide alors de créer sa propre activité de cosmétiques bio et de produits naturels. C'est ainsi que naît "Mademoiselle Biloba". Quand nous l'avions rencontrée au printemps 2017, Pauline venait d'ouvrir une boutique dans le vieux Lille et animait des ateliers de fabrication de produits naturels. 


Aujourd'hui, l'activité se développe. Avec deux salariés et un stagiaire, la marque se lance sur le marché européen grâce notamment à une boutique en ligne. "J'ai pour projet de m'associer avec mon conjoint d'ici décembre afin de booster le développement de l'entreprise", poursuit la jeune femme. 


"Je ne vais pas vous mentir lancer son entreprise en partant de rien est assez difficile. C'est souvent les montagnes russes côté émotions. La plupart des gens pensent que l'entrepreneuriat c'est être son propre patron et faire ce que l'on veut de ses journées. La réalité est un peu différente, la pression du chiffre et des charges importantes à payer est constante. Ceci dit il y a énormément de choses positives autour de la création, il m'est arrivé beaucoup plus de choses que si j'étais resté salariée", explique Pauline qui trouve encore le temps de rédiger un livre sur la cosmétique naturelle avec des recettes minimalistes et bio. L'aventure continue. 


Pour consulter toutes les annonces déjà en ligne et notamment celles près de chez vous, une seule adresse : https://sosvillages.fr/

Tout savoir sur

Tout savoir sur

SOS Villages

Sur le même sujet

Plus d'articles