Que sont-ils devenus ? (4/6) - Il passe des pompes funèbres à gérant d'une épicerie dans les Pyrénées

SOS Villages
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DROIT DE SUITE - Il y a deux ans, grâce à l'opération SOS villages du 13H de TF1, Maud et David découvrent que l'épicerie du village de Lescun est à reprendre. Sélectionnés parmi de très nombreux candidats, ils terminent aujourd'hui leur deuxième saison. Sont-ils satisfaits ? Ont-ils des regrets ? Nous les avons retrouvés et vous donnons de leurs nouvelles.

"Nous avons vu ce reportage au journal de 13H, c'était un vendredi et le jour même nous appelions la mairie de Lescun pour nous porter candidats", se souvient Maud. A l'époque, son mari et elle habitent dans le Limousin et ne sont pas du tout dans le commerce. Elle est agent de sécurité au CHU de Limoges, lui travaille dans les pompes funèbres. "Nous n'avions aucune expérience mais une motivation à toute épreuve", s'amuse Maud. 


Et c'est ce qui a séduit la commune de Lescun dans les Pyrénées atlantiques, assaillie de candidatures après la diffusion du sujet au journal télévisé. "Nous sommes tous les deux pompiers volontaires et je pense que ça a aussi pesé dans la balance car la commune avait besoin de nouvelles recrues", admet la jeune femme. 

Ça a été très dur, nous avons eu des moments de douteMaud

Le couple s'installe quelques mois plus tard dans l'épicerie qui est resté fermée neuf mois. De leur propre aveux, ils n'y connaissent rien et repartent de zéro. Ils optent pour une création d'entreprise qui leur permet de bénéficier de plusieurs aides  : de Pôle emploi d'abord. Par ailleurs, le village de Lescun étant en zone de développement rural, le commerce est exonéré d'impôts pendant trois ans. Le loyer de l'épicerie est proportionnel au chiffre d'affaires et au bout de trois ans d'activité, le fonds de commerce appartiendra à Maud et David. 


Malgré cela, le chemin n'a pas été sans embûches : "Ca a été très dur, nous avons eu des moments de doute, travaillé comme des forcenés... Mais aujourd'hui, nous ne regrettons rien du tout, au contraire", analyse Maud. 

L'épicerie ouverte permet de revitaliser la commune sans aucun doute mais aussi l'économie locale car le couple travaille avec tout un tas de producteurs locaux. "L'épicerie rend un vrai service mais cela ne suffirait pas à faire vivre deux personnes à l'année. 


Maud et David ont donc réfléchi, imaginé et tenté : Maud s'est lancée dans une activité de petite restauration - formule petit-déjeuner, déjeuner, assiette du randonneur - la région est très visitée en été -, fabrication de glaces artisanales, de gâteaux basques. "J'aime cuisiner alors j'expérimente et je vois si la clientèle suit". Et manifestement c'est le cas. La saison a été très bonne et le couple a même embauché quelqu'un cet été. "Nous aimerions bien pérenniser ce poste mais nous devons d'abord voir avec notre comptable si c'est possible", estime la nouvelle cheffe d'entreprise. 

Quant à la région, ils ne s'en lassent pas. "Le paysage est magnifique, nous travaillons beaucoup certes mais pour nous et quand nous levons le nez et voyons les montagnes tout autour, quel bonheur !"

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