SOS Villages - Que sont-ils devenus ? (6/6) Un chef d'entreprise reprend une épicerie de village en Alsace

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DROIT DE SUITE - Il y a deux ans, Fabrice, patron de PME, décide de reprendre l'épicerie du village alsacien où il habite. Il y a un an, l'opération SOS villages lui avait consacré un reportage et les débuts se passaient plutôt bien. Et aujourd'hui ? Est-ce difficile de reprendre un petit commerce, quels sont les obstacles et les motifs de satisfaction. Nous vous donnons de ses nouvelles.

En 2016, Fabrice dirige une PME de plus de 20 personnes quand il apprend que l'épicier d'Urschenheim, village à 10 km de Colmar où il habite, s'apprête à prendre sa retraite. Le jeune quadra décide alors, selon son expression "de changer de projet de vie". Reprendre un commerce, c'est "beaucoup plus impactant que de changer de métier, c'est un projet à temps plein, plus de 13h par jour, 7 jours sur 7". 


Il se lance, rachète le fond de commerce et devient épicier. En 2017, il explique aux équipes de TF1 venues le rencontrer que son expérience de chef d'entreprise lui sert car il sait gérer les commandes, les stocks, connait bien en tant qu'ancien directeur financier, les plans de financement, budget et autres aspects fiscaux du métier. Ce qui est un plus. Son commerce, outre l'épicerie, propose des produits frais locaux, du pain, la presse, le tabac. C'est le seul commerce de proximité à des kilomètres à la ronde, "un véritable service pour les personnes âgées", explique Fabrice qui développe également une activité de livraison à domicile. 

Etre à l'écoute mais rester à sa placeFabrice, épicier d'Urschenheim

Et un an plus tard, comment ça va ? "Ça va, ça va", se réjouit Fabrice sans pour autant crier victoire, "ça ne fait que deux ans". Même si cela demande un investissement considérable "qui engage également (sa) vie de famille, Fabrice ne regrette pas du tout son choix. 

Il l'avoue aujourd'hui, s'il avait quelques appréhensions, c'était plus sur son tempérament que sur sa capacité à gérer un commerce. "C'est avant tout un métier de contact. Aujourd'hui, je vois plus de 200 personnes par jour quand dans mon ancienne entreprise je n'en voyais qu'une vingtaine. Et ce n'est pas du tout le même genre de relation. Avec les clients, il faut être à l'écoute mais rester à sa place", explique Fabrice. "Et ça convient bien à mon caractère", se réjouit-il. 


Pour l'aider, il a embauché une personne à temps partiel et, outre le lancement récent d'une activité de relais colis, il n'a pas d'autres projets pour le moment. Avec tout ce qu'il y a à faire, pas le temps de s'ennuyer.

Retrouvez toutes les annonces et les offres sur le site SOS villages.

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