"Meurtri et blessé" : Stéphane Bern en colère après la destruction partielle de vestiges gallo-romains pour construire une route

"Meurtri et blessé" : Stéphane Bern en colère après la destruction partielle de vestiges gallo-romains pour construire une route

PATRIMOINE - Pour contourner un village de Dordogne, Beynac-et-Cazenac, une nouvelle route passe par des vestiges gallo-romain. Et cette construction agace beaucoup l'animateur de télévision.

Ce n'est pas la première fois que le Monsieur patrimoine du gouvernement se montre farouchement opposé à ce projet de construction. Cette fois-ci c'est pour une route qui doit contourner Beynac-et-Cazenac, en Dordogne pour faire gagner du temps aux automobilistes. Problème: elle passe sur des vestiges gallo-romains. Et mardi, ce sanctuaire situé à Castelnaud, a été partiellement détruit.

"Ce que je redoutais depuis des mois est arrivé", avoue au Parisien Stéphane Bern, qui se dit "meurtri et blessé". "On va détruire un site protégé pour une route ? C’est une hérésie. On marche sur la tête !" "Cela fait des mois que j’alertais sur la situation. J’en avais parlé samedi au président de la République", rappelle-t-il. "J’en avais encore parlé hier mardi à un ministre, mais il m’a dit que face à l’arrêté préfectoral, on ne pouvait rien faire. L’Etat n’allait pas contester l’Etat."

Il demande "l’arrêt immédiat des travaux"

Pour autant, l'animateur de télévision ne s'avoue pas vaincu. Il demande "l’arrêt immédiat des travaux", et espère que Germinal Peiro, le président du Conseil départemental de Dordogne, "rendra des comptes". Ce dernier avait traité Stéphane Bern "d'ignare" sur France 3 Nouvelle-Aquitaine. "Le cas de Beynac doit être un exemple pour montrer que les élus ne peuvent plus faire n’importe quoi", ajoute-t-il. 

L’animateur de "Secrets d’histoire" se dit également "inquiet" du sort d’autres sites historiques en France, craignant que la notion de patrimoine "ne veuille plus rien dire". A Marseille, par exemple, une carrière antique datant du Ve siècle avant JC, La Corderie, a été presque entièrement détruite au profit d'une construction de Vinci, fin 2017. Sur les 6.500 m² de site, seuls 635 m² existent encore. Et ceux-ci vont d'ailleurs être classés "monument historique". 

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