"Un cadeau empoisonné" : la colère d'un village du Nord face à son rocher classé monument historique

"Un cadeau empoisonné" : la colère d'un village du Nord face à son rocher classé monument historique

INSOLITE - Dans un rayon de 500 mètres autour d’un rocher classé monument historique, tous les chantiers de la commune de Féchain (Nord) doivent être approuvés par les Architectes des Bâtiments de France. Au grand dam du maire et des habitants.

À Féchain, dans le Nord, on peste contre un caillou. Un rocher datant du Néolithique, redécouvert en 1968 lors du creusement du canal d'Aubencheul-au-Bac, a été placé au cœur de la commune par deux habitants qui considéraient que cet objet historique constituerait une curiosité touristique. 

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Le 13H

Mais ce polissoir, classé monument historique, ne fait pas les affaires du maire et des habitants de la commune. Aucun chantier n’est autorisé dans un rayon de 500 mètres autour du caillou, soit 80% de la surface du village. Les demandes d’Alain Wallart, maire DVG de Féchain, ont toutes été rejetées par les Architectes des Bâtiments de France. "C’est un cadeau empoisonné. Ce cahier des charges qui pèse autour des permis de construire, c’est insupportable", déclare-t-il dans le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article.

Le chantier de l’école à l’arrêt

Le maire aimerait rénover l’école et remplacer des bâtiments vétustes par un dépose-minute. L’administration impose de reconstruire le bâtiment à l’identique. "On avait calculé que si on rénovait ces bâtiments, on avait un surcoût de 270.000 euros par rapport au projet initial. Ce n’est pas supportable pour notre budget. 270.000 euros ça représente plus d’un an d’autofinancement", poursuit-il. 

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"Ce caillou embête le monde alors que le projet est magnifique. La commune a besoin de travaux pour la sécurité des enfants", approuve une mère de famille. Les habitants aussi sont bloqués dans leurs projets. À l’instar de Raoul qui voulait détruire sa grange pour agrandir sa cour. L’architecte lui a répondu : " 'Monsieur Bothuyne, s’il abat la grange, je lui fais rebâtir pierre par pierre’. Ça s’est arrêté là", explique Raoul. "On est contraints de refaire tout à l’identique, c’est-à-dire remettre des pierres bleues partout", ajoute-t-il. 

Pour changer cette situation, le maire a rendez-vous cette semaine avec le préfet. Il espère qu’il lui apportera des solutions pour débloquer ses projets de construction. 

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