Les invendus du marché transformés en bocaux pour les plus démunis à Marseille

Les invendus du marché transformés en bocaux pour les plus démunis à Marseille

IMPACT POSITIF – Au Marché d’intérêt national de Marseille, une association récupère fruits et légumes invendus puis les transforme sur place en soupes, compotes ou surgelés destinés à l’aide alimentaire et à la vente.

Dans les allées du marché d’intérêt national de Marseille, où transitent chaque année 214.000 tonnes de produits frais, Samy Gasmi, grossiste, examine son stock d’invendus. Un fruit sur deux est à jeter. L’année dernière, il a mis à la benne plus d’une centaine de tonnes de fruits et légumes, ce qui représente "80.000 euros de pertes". Mais depuis quelques mois, ces marchandises ne finissent plus à la déchetterie. 

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L’association "Fruits et légumes solidarité" récupère en effet désormais ces invendus afin de les valoriser et d'en redistribuer une partie aux plus démunis. "Vu que les produits sont en fin de vie, on est entre 40% et 60% de récupération", explique Fourad Trudi, responsable technique de l’association, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Depuis l’ouverture de l’atelier début décembre, les six employés testent et adaptent en permanence les recettes. 

En France, des initiatives de récupération de fruits et légumes existent déjà mais cette expérience marseillaise va plus loin car elle mise sur une transformation sur place. "La force de la légumerie est de récupérer des produits pas recevables à l’aide alimentaire car pas assez robustes. Donc elle va permettre d’augmenter les taux de récupération", affirme Cédric Pechard,  directeur du Potager de Marianne à Rungis, auprès de l'AFP. Les produits sont ainsi valorisés en soupes, compotes ou surgelés. 

Trois quarts des produits transformés pour les plus démunis

2200 tonnes de bio-déchets sont recensés chaque année rien que sur le marché marseillais. Pour les valoriser au maximum, il aura fallu 800.000 euros d’investissement pour créer cet atelier au cœur du marché. 

Les trois quarts de la production sont destinés à la banque alimentaire du département, où les fruits et légumes manquent, et le quart restant doit être commercialisé dans le but d’atteindre un équilibre économique d’ici deux à trois ans.   

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