Prix de l'immobilier en Bretagne : une proposition choc dans la campagne des régionales

Prix de l'immobilier en Bretagne : une proposition choc dans la campagne des régionales

POLÉMIQUE - À un mois et demi des élections régionales et départementales, une proposition fait débat en Bretagne. Son objectif : limiter l'achat immobilier aux personnes vivant dans la région depuis plus d'un an.

À Perros-Guirec, village prisé des Côtes-d'Armor, les grandes habitations du bord de mer restent souvent inoccupées pendant de longs mois de l'année, alors que les locaux peinent à se loger. Un phénomène qui se vérifie sur tout le littoral breton, puisque si Perros-Guirec compte aujourd’hui entre 40 et 50 % de résidences secondaires, dans certaines communes du Morbihan, ce pourcentage s’envole jusqu’à 80 %. 

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Les élections régionales et départementales 2021

Une tendance qui s'accentue avec la crise sanitaire, les prix ayant augmenté d'environ 10% depuis le début de l'année 2021 à Perros-Guirec. Ainsi, à quelques mois des élections régionales et départementales, le militant et professeur d'histoire géographie, Nil Caouissin défend la création d'un statut résident breton. En d'autres termes, il faudrait être locataire au moins un an pour pouvoir acheter.

Membre de l'Union démocratique bretonne (UDB), un parti autonomiste comptant une cinquantaine d’élus, Nil Caouissin dénonce la spéculation immobilière sur le littoral Breton lié à l'explosion des résidences secondaires : "J'entends tous les jours autour de moi des gens qui disent qu'on vend telle maison à 400.000 ou 500.000 euros sans visite, alors que des gens dans mon entourage ne peuvent pas acheter ou ont du mal à louer", regrette le militant, redoutant que les Côtes-d'Armor, subisse le même sort que le golfe du Morbihan, "c'est-à-dire qu'il n'y ait plus que des résidences secondaires et qu'il n'y ait plus de vie sur le littoral", déplore-t-il. 

Vers un changement des habitudes

Tous ne sont pas aussi catégoriques. Certains habitants voient plutôt d'un bon œil l'arrivée massive des Parisiens sur le littoral. "C'est vrai que ça fait remonter le prix de l'immobilier, mais ça fait du travail dans les restaurants, les hôtels, les boutiques, si on n'a plus de Parisiens on est dans les années 20", assure l'un d'eux.

Dans Ouest-France, Erven Léon, le maire divers droite de Perros-Guirec, avait tranché, en affirmant que les habitants des résidences secondaires "sont des habitants comme les autres, surtout avec les bi-résidents du Covid." Selon lui, avec l'augmentation du télétravail, les résidences secondaires pourraient être occupées plus longtemps dans l'année. "Aujourd'hui on va vers (...) des gens qui vivront six mois dans l'année ici et six mois dans leurs résidences principales", affirme le maire pour qui ce phénomène est "déjà amorcé."

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S'il fait débat, ce concept n'est pas nouveau. Le statut de résident a pendant longtemps été le cheval de bataille du parti indépendantiste Corsica libera, avant d'être écarté par Emmanuel Macron en 2018, car contraire à la constitution et au droit européen.  

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