Bretagne : comment le mystère d'un naufrage a été percé grâce aux paroles d’une chanson

Bretagne : comment le mystère d'un naufrage a été percé grâce aux paroles d’une chanson

INSOLITE - Les plongeurs d’une association d’archéologie se sont appuyés sur une chanson écrite par un habitant de l’île de Sein, dans le Finistère, après un naufrage en 1896. Grâce à ce récit, ils sont parvenus à retrouver l’épave du bateau.

C’est une histoire pour le moins originale. Des plongeurs d’une association d’archéologie ont réussi à lever le voile sur le mystère d’un naufrage : ils ont retrouvé l’épave du Catharina, un trois-mâts suédois disparu en 1896. Jusque-là rien d’étonnant. C’est la façon dont ils ont retrouvé l'épave qui surprend.

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Ils se sont en effet inspirés du texte d’une chanson qui avait été écrite juste après le naufrage par un habitant de Sein. Depuis 125 ans, le chant, ancré dans la culture locale, résonne sur l’île bretonne et anime les fêtes. Les paroles de la chanson, qui sont en breton, racontent donc le naufrage du trois-mâts. 

Sur l’île de Sein, les habitants et les plongeurs étaient loin de s’imaginer que ce texte les aiderait à retrouver l’épave du Catharina. "Dans cette chanson, il est fait mention du nom Argazec, qui est le rocher juste à côté de nous, la roche de la jument. Donc, on est allés voir, on a continué notre prospection et on a plongé au pied de cette roche sous laquelle on a aussi trouvé des pièces d’épave", montre Julien Dubreuil, plongeur, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

Plus de détails dans la chanson que dans le rapport

L’équipe de plongeurs a ainsi joué les enquêteurs pour trouver ce qui reste du Catharina. Ils ont notamment mis la main sur une quille en bois et quelques morceaux de ferraille. Cette chasse au trésor aura demandé un long travail de recherche et de recoupement des pistes. "On se base sur des témoignages, des indices donnés par des pêcheurs et puis cette chanson Catharina Stockholm", poursuit le plongeur. 

Un indice qui se trouvait depuis 1896 sous le nez des habitants. Jusqu’à présent, aucun expéditeur n’était parvenu à localiser l’épave, même avec le rapport qui avait été écrit après le naufrage par les sauveteurs en mer de l’époque. "Le rapport de mer, c’est quelque chose qui est fait le lendemain ou le surlendemain, donc il est encore chaud et on n’a pas encore tous les détails. Quand la chanson a été faite après, c’est sûr qu’ils ont pris le temps de faire plusieurs couplets avec plus de détails que le rapport lui-même", explique Jacques Fouquet, président de la société nationale de sauvetage en mer. 

250 autres navires dans les profondeurs autour de Sein

De quoi rendre à l’île un chapitre oublié de son histoire. Une énigme résolue que les plongeurs ne sont pas près d’oublier : "C’est toujours le même plaisir de trouver une épave, qu’elle soit identifiée du premier coup ou pas, et puis on a surtout la volonté d’aller plus loin. Comprendre jusqu’au bout pour pouvoir comprendre l’histoire qui se termine, et puis on peut passer à celle d’après"

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Bien d’autres mystères attendent ces plongeurs autour de l’île de Sein. Avec ses rochers hostiles et ses courants, le rivage de l’île a englouti plus de 250 navires dont les épaves tapissent toujours les profondeurs. 

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