La mobilisation a payé : une maison alsacienne du 18e siècle sauvée de la démolition

La mobilisation a payé : une maison alsacienne du 18e siècle sauvée de la démolition
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PATRIMOINE – Une maison à colombages de Brumath, dans le Bas-Rhin, devait être remplacée par un immeuble moderne. C'était sans compter sur la mobilisation des habitants de la commune.

Elle devait être réduite en poussière. Finalement, une maison à colombage du XVIIIᵉ siècle de Brumath, dans le Bas-Rhin, va être sauvée et rénovée, a annoncé le maire cette semaine. Un soulagement pour ses défenseurs : la bâtisse, mise en vente après le départ de sa propriétaire en maison de retraite, et restée alors faute d'acheteur non entretenue pendant près de 10 ans, n'avait pas échappé à un promoteur immobilier. En remplacement de ses colombages centenaires, il souhaitait construire un immeuble de onze étages flambant neuf.

Face à ce projet, les habitants se sont mobilisés, lançant une pétition sur le site change.org, qui a récolté plusieurs centaines de signatures. Cette démolition est même arrivée jusqu’aux oreilles de Stéphane Bern, qui a alors promis de "remuer ciel et terre" pour sauver la maison. Le "Monsieur Patrimoine" a envoyé une lettre à la mairie, qui a semble-t-il pesé dans la balance.  

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"Cette maison a été construite il y a plus de 300 ans par des hommes et des femmes et je pense qu’aujourd’hui, c’est leur rendre hommage de se mobiliser pour préserver cette maison", affirme un riverain de Brumath, forcément réjoui par l'annonce du maire. "Je trouve que c’est important de garder cette maison pour les générations futures et pour pouvoir montrer aux élèves le patrimoine", poursuit une enseignante. 

Toutes les maisons ne peuvent être sauvées

La bâtisse a finalement été rachetée par le département pour être rénovée. Le coût des travaux s’élève à 600.000 euros. "C’est l’argent du contribuable. Les finances, il faut les avoir pour pouvoir tout garder et ça ce n’est pas possible. D’autant plus si la maison n’a pas été entretenue pendant des années et des années", explique le maire.

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En effet, les habitations alsaciennes traditionnelles sont souvent détruites. "Il y en a, en gros, une par jour, c’est-à-dire entre 300 et 400 maisons par an, ça peut être une grange, qui se retrouvent à terre", se désole Denis Ebel, vice-président de l’Association de Sauvegarde de la Maison Alsacienne (ASMA). Pourtant, les Alsaciens y sont attachés. "Je trouve qu’on construit trop de bâtiments qui sont sans vie alors que là, on a des maisons centenaires qui ont encore du charme", fait valoir un habitant. 

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