Les chants bretons, une affaire de transmission

Les chants bretons, une affaire de transmission

REPORTAGE - Entre les Côtes-d'Armor et le Finistère, le "kan ha diskan" ou "chant et contre-chant" en français, résonne entre quatre murs ou dans les rues. Grâce à l'implication de jeunes collecteurs, ce patrimoine breton est bien loin de s'éteindre.

Clément André, 24 ans, se rend souvent chez son ami Bernez Breton pour perfectionner son chant. Pour lui, apprendre les chants bretons est avant tout une passion et un travail de collecte qu'il fait sur son temps libre. Pour Bernez, c'est une fierté de voir des jeunes comme Clément s'intéresser aux chants d'autrefois. Lui-même a été collecteur dans sa jeunesse. Fort de ce collectage, Clément passe à la pratique en été. Avec son compère Marco, ils font revivre ces chants sur scène ou dans les rues.

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Le 13h

A l'origine, ce chant est né en plein cœur de la Bretagne, dans ce que l'on appelle le Kreiz Breizh, un territoire autrefois beaucoup plus pauvre que le littoral. À Saint-Nicodème (Côtes-d'Armor), Clément et son ami Tristan Gloaguen rencontrent deux icônes du "kan ha diskan", les frères Morvan. Ils sont montés plus de 10.000 fois sur scène. Désormais à la retraite, ils transmettent leur savoir. Avec des jeunes comme Clément et Tristan, les frères Morvan peuvent profiter paisiblement de leur retraite. Leur "kan ha diskan" et l'avenir de la culture bretonne sont entre de bonnes mains.

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