Les emblématiques brise-lames de Saint-Malo font des vagues

Les emblématiques brise-lames de Saint-Malo font des vagues

PATRIMOINE - La municipalité de Saint-Malo prévoit de changer les brise-lames de sa grande plage abîmés par les vagues. Que vont-ils devenir ? Des habitants s'inquiètent.

Plantés dans le sable depuis près de 200 ans, ils protègent la digue des assauts de la mer. La municipalité de Saint-Malo prévoit de changer des centaines de brise-lames abîmés par les vagues. 

Sur les 3000 aujourd'hui en place, près de 500 seraient à remplacer. Mais des habitants s'émeuvent car pour eux, ces brise-lames anciens font le charme de la commune. "Je n’aime pas ceux qui sont tout droits, j’aime bien ceux qui sont frisés", affirme une promeneuse sur la plage, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

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C’est toute notre vie, moi j’ai toujours connu ça", atteste également une Malouine. "Ça fait partie du paysage, ça fait partie de l’histoire de Saint-Malo, de la protection de la ville", ajoute un autre habitant. 

Nombre d’entre eux seraient prêts à les racheter, espérant une vente aux enchères. Car ces brise-lames sont devenus des symboles très convoités. "Je reçois beaucoup de courriers de personnes qui me disent être intéressées par ces brise-lames pour des décorations, parfois des décorations importantes devant un ensemble d’immeubles en ville ou autre. Il y a des fondations qui sont intéressées, je pense qu’il y a un très, très grand attrait. Le bien que l’on pourrait en tirer irait au patrimoine malouin", explique le maire. 

Une pétition pour garder les brise-lames qui a déjà récolté près de 1000 signatures

Mais certains habitants n’imaginent pas les brise-lames répartis dans plusieurs propriétés. Claude, retraité de 77 ans, a toujours connu les poteaux sur la plage. "C’est particulier, on ne voit pas ça dans d’autres régions, ça a une âme", témoigne-t-il. Pour sauver ce patrimoine, il a lancé une pétition en ligne. "Ça a été une bombe. On a eu environ près de 1000 signatures en une dizaine de jours. Je ne m’attendais pas à ça. Je veux que ça reste au patrimoine malouin et pas qu’on en fasse un objet d’art", poursuit-il. 

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Pour l'heure, ces brise-lames appartiennent à l’État, qui s’est engagé à faire des travaux de rénovation avant de se débarrasser des plus abîmés. Il pourrait en faire don à la ville à condition qu’ils ne soient pas vendus. Dans tous les cas, les brise-lames ne disparaîtront pas.   

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