"On a de la haine" : les éleveurs de Camargue à bout face aux vols d'agneaux

"On a de la haine" : les éleveurs de Camargue à bout face aux vols d'agneaux

FAITS DIVERS - Les éleveurs de moutons en Camargue sont victimes de vols en série depuis plusieurs semaines. Une enquête est ouverte.

Depuis plusieurs mois, les vols d’agneaux se multiplient chez les éleveurs de Camargue. C’est le cas d’Olivier Platon, dépité après s'être fait dérober 31 bêtes dans sa bergerie en deux fois. La première juste avant les fêtes de Pâques, le 26 mars dernier, alors qu'il s'apprêtait à les vendre. "Je suis revenu à 22h30 pour faire un constat, je me suis aperçu que la bergerie était ouverte et que la moitié du troupeau était dehors, raconte-t-il dans le reportage de TF1 ci-dessus. Je me suis refait voler encore le 15 mai, donc à un mois et demi d’intervalle. Ça devient pénible", souffle-t-il. Pour tenter de décourager les malfaiteurs, l'éleveur va installer des clôtures et des caméras de surveillance. 

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Ces vols se répètent depuis deux ans dans la région. Clémence, éleveuse elle aussi, a surpris ses voleurs mais n’a rien pu faire. Ils sont repartis avec neuf agneaux dans une camionnette. "On a de la haine. On s’investit énormément dans ce travail et quelque part, on a l’impression qu’on nous vole notre travail", témoigne-t-elle. À quelques kilomètres, un troupeau de 160 moutons parqués dans un champ, dont 40 brebis reproductrices,  a aussi été volé de nuit. Le préjudice est estimé à 30.000 euros. Jacky et sa fille sont en colère. "C’est certainement un camion, ça ne peut pas être autrement. Pour charger 160 mâles, ce n’est pas possible autrement, donc c’est un réseau bien organisé, bien structuré", assure l'éleveur. "L’été en transhumance, on a les loups, c’est déjà une grosse pression. L’hiver, maintenant, on a les voleurs, donc ça fait beaucoup", ajoute sa fille. 

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Un agneau de 40 kilos se négocie entre 150 et 160 euros le kilo au prix du marché et peut atteindre jusqu’à 200 euros au marché noir. Olivier, Clémence et Jacky ont porté plainte. Quinze gendarmes se chargent de l’enquête et patrouillent jour et nuit sur le territoire. Ils invitent tous les éleveurs qui ne l’auraient pas fait à signaler les vols. "Les propriétaires doivent déposer plainte car nous devons avoir une vision fine et capter justement les informations qui pourraient leur apparaître anodines mais qui ne le sont pas parce que nous travaillons par recoupement", explique l’une des gendarmes chargés de l’enquête. 

De leur côté, les éleveurs se sentent abandonnés. Ils pensent être victimes d’un trafic de viande et ne savent plus quoi faire pour protéger leur troupeau. 

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