L’invitée politique d’Audrey Crespo-Mara du mercredi 17 janvier 2018 : Marlène Schiappa

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REPLAY - Retrouvez sur LCI.fr l'intégralité de l'interview politique d'Audrey Crespo-Mara du mercredi 17 janvier 2018 avec Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes.

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, était l’invitée d’Audrey Crespo-Mara ce mercredi 17 janvier dans La Matinale de LCI. Elle est notamment revenue sur les propos de Marine Le Pen qui a récemment déclaré que le harcèlement de rue est en immense majorité le fait de ressortissants de l’immigration. "Pour Marine Le Pen, quel que soit le problème, c'est la faute de l'immigration. Être immigré quand on harcèle une femme n'est pas une circonstance aggravante ni une excuse", affirme-t-elle. "Quand une femme est harcelée dans la rue, ce qui lui importe est que l'homme arrête de la harceler et soit sanctionné", a ajouté la secrétaire d’Etat. 


 Marlène Schiappa a rappelé la nécessité de protéger les femmes, plus vulnérables sur les routes migratoires. "C’est très difficile d'être une femme migrante. Être au milieu d'autres hommes peut parfois représenter un danger. Gérard Collomb (le ministre de l’Intérieur, ndlr) a à cœur la protection de l'intégrité de ces femmes", assure-t-elle. La secrétaire d’Etat a aussi évoqué la loi sur le harcèlement de rue. "Le but de la loi sur le harcèlement de rue est que les forces de l'ordre puissent mettre une amende en verbalisant le harcèlement de rue sur le fait (…) La réalité en France, c'est que seulement 1% des violeurs sont condamnés. Nous formons l'ensemble des professionnels dans le chemin de la judiciarisation des viols".

Interrogée sur la tribune polémique sur le droit d’importuner parue dans le quotidien Le Monde, Marlène Schiappa s’est défendue d’instaurer une guerre des sexes. "Je n'ai jamais considéré les hommes comme nos ennemis. C'est un combat de société qui peut se mener avec eux. Ce n'est pas du tout une question de guerre des sexes", souligne la secrétaire d’Etat. "On ne voit pas de projet politique derrière la tribune sur la liberté d’importuner, fait aussi valoir la secrétaire d’Etat. Vingt-cinq ressentis intimes ne font pas un projet de politique publique." 

Enfin, Marlène Schiappa a évoqué son parcours. "Je n'ai pas l'impression d'être passée de blogueuse à ministre. J'ai créé plusieurs entreprises, un réseau de mères actives... Derrière, il y a énormément de travail", souligne-t-elle. 

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