Pour Florian Philippot, qui soutient la grève, "on va vers un Mai 68, mais pas joyeux"

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RÉACTION - Florian Philippot était l'invité d'Audrey Crespo-Mara lundi matin. Le Président du parti Les Patriotes est notamment revenu sur la mobilisation sociale, la réforme de la SNCF et l'état actuel du Front National, son ancien parti, considérant que "le navire prend l'eau".

Les cheminots entament lundi soir leur "bataille du rail" contre le projet de réforme d'un gouvernement déterminé à ne pas céder, malgré l'opposition unitaire des syndicats de la SNCF et une première grève qui va entraîner mardi de très fortes perturbations. Florian Philippot, invité ce lundi matin sur LCI, soutient totalement cette grève, car elle concerne selon lui "un certain modèle de société", et précise : "Nous allons monter des comités de patriotes de défense du service public dans chaque département". 


Concernant la réforme de la SNCF, il'eurodéputé souligne qu'il n’y a pas "grand monde qui a le sentiment d'un dialogue". Au sujet de la dette de l'entreprise, il assure qu'on "l’a créée parce qu’on a créé les conditions de dégradation du service public", incriminant directement Emmanuel Macron, "condamné à dire non aux grévistes s’il reste soumis à l’Union Européenne."

Oui on va vers un Mai 68, mais pas joyeuxFlorian Philippot

Pour Florian Philippot, toutes les conditions sont réunies pour que l'on se dirige vers un nouveau Mai 68  : "Oui, on va vers un Mai 68, mais pas joyeux, et oui, il faut qu’il y ait une convergence des luttes".


Le Président du parti Les Patriotes est également revenu sur l'état actuel du FN, qu'il a quitté pour fonder son propre parti : "ils n’ont pas besoin de moi pour aller de plus en plus mal". Si, pour lui, "le navire prend l’eau", c'est "parce qu’ils n’ont pas fait le choix de la crédibilité".

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