VIDÉO - Macron s’exprimera en début de semaine : "On attendait tellement de cet homme" regrette Ingrid Levavasseur

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MESSAGÈRE - L’aide-soignante de l'Eure, devenue l'une des figures des Gilets jaunes, a regretté ce vendredi que le chef de l’Etat ne prenne la parole qu’en "début de semaine prochaine" sur la crise du mouvement, comme annoncé par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

"J'ai voté pour Emmanuel Macron et je le regrette." Fidèle au calme et à la modération qui la caractérisent depuis le début du mouvement, Ingrid Levavasseur, devenue l'une des figures des Gilets jaunes, n'a néanmoins pas mâché ses mots à l'égard du chef de l'Etat ce vendredi. Réagissant notamment à l'annonce du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, concernant une prise de parole présidentielle pas avant le "début de semaine prochaine" pour ne "pas mettre de l'huile sur le feu", l'aide soignante de l'Eure a trouvé ça "dommage". Et cette dernière de lancer : "pourquoi pas ce soir?" 


Celle qui se décrit comme un "messager" des Gilets jaunes et martèle que "la communication c'est le nerf de la guerre", a estimé qu'Emmanuel Macron "n'est pas forcément enclin à échanger puisque c'est ce qu'il ne fait pas depuis le 17 novembre", ajoutant qu'"heureusement qu'il y en a qui prennent la parole pour lui". Et de poursuivre : "on se sent méprisé, on a la sensation qu'il est arrogant."

"Cette méprise nous accable"

" Cette méprise nous accable. Je pense qu'on attendait tellement de cet homme qu'on ne peut qu'être déçu", a-t-elle poursuivi, évoquant la frustration de "beaucoup de Français qui ont voté pour lui" et qui lui demandent "d'intervenir et de prendre la parole."


Interrogée sur sa réaction si elle était amenée à rencontrer le Président, Ingrid Levavasseur a répondu : "si j'avais l'occasion d'être reçue par Monsieur Macron, bien sûr je réfléchirai, j'irai". Et de détailler : "j'ai dit haut et fort que si on m'invitait je viendrai parce que c'est important de faire remonter les revendications que moi j'entends sur le terrain (...) je n'incarne pas les Gilets jaunes, je suis une citoyenne comme des milliers de citoyens en France qui souffre." Pour conclure, la jeune femme a insister sur la nécessité de "discuter et d'échanger" car, "il ne faut surtout pas l'oublier, on est humain et entre humains on ne doit pas se faire la guerre."

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