Après "l'humiliation" japonaise, l'avenir des Boks en jeu, selon la presse sud-africaine

Après "l'humiliation" japonaise, l'avenir des Boks en jeu, selon la presse sud-africaine

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TENSION — La défaite du XV sud-africain samedi contre le Japon, une première dans l'histoire du rugby, a mis en lumière les dissensions au sein du groupe des Springboks et ravivé la question des choix du sélectionneur, sur fond de préférence raciale.

Au-delà de "l'humiliation" subie samedi contre le Japon (32-34), la défaite des Springboks contre le Japon va remettre en cause l'actuel entraîneur et relancer la très délicate question raciale au sein du rugby sud-africain, notait la presse dominicale sud-africaine.

La question raciale resurgit

"Des têtes vont tomber", titrait dimanche The Sunday Times. "La défaite choc d'hier soir (...) va avoir des répercussions massives pour le rugby sud-africain : doutes sur l'avenir du sélectionneur Heyneke Meyer, fin de la carrière internationale des plus anciens de l'équipe, dont le capitaine Jean de Villiers et du joueur le plus capé Victor Matfield, et grosse pression sur la Fédération sud-africaine de rugby pour transformer racialement l'équipe", annonce le quotidien dans son édition dominicale .

Avant la Coupe du monde, Meyer a été très violemment accusé d'avoir privilégié un groupe de joueurs âgés, et majoritairement blancs, au détriment de jeunes joueurs noirs qui émergent dans les clubs sud-africains. Une partie de l'opinion a d'ailleurs placé le débat sur le plan racial, accusant ouvertement le sélectionneur d'être raciste. Une preuve qu'il reste encore du chemin à parcourir, au pays des Springboks, avant de parvenir à l'objectif de 50% de joueurs de couleur dans la sélection d'ici à 2019.  

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