Armes, prise d'otage, lacrymo... le stage commando du XV de France avec le GIGN

RUGBY
RUGBY - Toujours lancée dans sa préparation à la Coupe du monde le mois prochain en Grande-Bretagne, l'équipe de France est passée aux choses très sérieuses lundi. Dans la région parisienne, les hommes de Philippe Saint-André ont en effet pris part à stage commando avec le GIGN, histoire d'accroître la cohésion de groupe.

Puisque le rugby est un sport de combat, allons-y gaiement. Après les séances de "physique" en début de rassemblement à Marcoussis, puis une dizaine de jours en altitude à Tignes, le XV de France vient d'entrer dans la dernière ligne droite de sa préparation à la Coupe du monde (18 septembre-31 octobre), avec en ligne de mire immédiate son premier match amical face à l'Angleterre le 15 août prochain. Et en parlant de viseur, les 36 hommes de Philippe Saint-André, qui passeront à 31 une fois la liste définitive dévoilée le 23 août, ont d'ailleurs joué aux snipers lors du stage "commando" avec le GIGN lundi.

Un stage organisé dans le plus grand secret par l'encadrement des Bleus mais qui a fuité mardi, lors d'une conférence de presse de plusieurs joueurs. Ces derniers ont donc raconté avoir pris, la veille, la direction d'un centre d'entraînement du GIGN situé "près d’Étampes" (Essonne), d'après Sofiane Guitoune, pour une matinée au côté des forces du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale, afin de renforcer la cohésion du groupe. Au programme : maniement des armes, parcours balisé, saut de 25 mètres d'un viaduc et, surtout, une mise en situation où les Bleus devaient, répartis par petits groupes, négocier dans le noir la libération d'un otage. 

"J'ai vomi mais ce n'était pas à cause d'une sortie de boîte un dimanche matin !

"On ne voyait rien, on était une dizaine en file indienne, c'était vraiment de la cohésion : le premier nous guidait et ensuite il fallait faire passer le message. A la fin, quand on devait sauver l'otage, on était tous serrés, c'était vraiment un maul", a notamment détaillé Guitoune. "On rigolait à propos du mannequin (l'otage fictif, ndlr). On disait: 'c'est une gonzesse, touche la', confie encore le trois-quarts aile de Bordeaux-Bègles. Et là, ils balancent la (bombe) lacrymo, on se dit que c'est un pétard... Puis on respire, on commence à s'étouffer, ça pique les yeux".

Une séquence qui a visiblement laissé des traces au sein du groupe tricolore : "On s'y voit y rester, c'était vraiment très dur, j'ai vomi. Ce n'était pas une sortie de boîte un dimanche matin ! Ils étaient contents car on est tous sortis groupés, pas un n'est parti de son côté". Cette solidarité dans l'épreuve, voilà ce qu'était venu chercher le staff du XV de France en confrontant les internationaux à un entraînement réservé aux troupes d'élite. "Leurs équipes (celles du GIGN, ndlr) fonctionnent vraiment en groupe : si un sort, tout le monde est en danger. C'est un peu ce qui peut se passer pendant nos matches : si un s'oublie dans son rôle, ça peut coûter très cher à l'équipe", en conclut un Brice Dulin clairvoyant. Ne reste maintenant plus qu'à monter au front. 

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