Ce qu'il faut retenir de la première conférence de presse de Dan Carter au Racing

Ce qu'il faut retenir de la première conférence de presse de Dan Carter au Racing

DirectLCI
RUGBY - Double champion du monde et grand artisan du dernier sacre des All Blacks en Angleterre, Dan Carter s'est engagé pour trois ans avec le Racing 92. Le demi d'ouverture a tenu sa première conférence de presse et a évoqué plusieurs thématiques de sa nouvelle aventure parisienne.

Le projet sportif

Naturellement, pour attirer le meilleur joueur du monde, il faut présenter un projet sportif solide. Le recordman du monde du nombre de points inscrits en matchs internationaux (1 598) s'est justement dit séduit par ce que veut devenir le Racing : "La vision du président Jacky Lorenzetti, m’a convaincu. Il veut faire du Racing le meilleur club de France. Après avoir gagné beaucoup de titres avec les All Blacks et les Crusaders, je veux voir si je suis capable de gagner d’autres compétitions. J'ai la même vision que ce club, celle de gagner des titres. La perspective de jouer dans un peu plus d’un an dans l’Arena, qui sera un stade magnifique, a compté aussi" a-t-il dit, en insistant sur le fait que sa signature en France est avant tout un défi sportif.

L'argent a joué un rôle

En ce qui concerne l'argent, on ne pourra pas le taxer de faire de la langue de bois. Face aux médias, Dan Carter a admis que l'argent (Ndlr : il touchera environ un million d'euros annuel) avait pesé dans sa décision de rejoindre le club francilien à 33 ans : "L’aspect financier est entré en compte. Je ne vais pas jouer au rugby toute ma vie et je dois assurer le futur de ma famille" a-t-il expliqué. À noter tout de même qu'il aurait pu s'engager au Japon contre un salaire bien plus élevé que celui qu'il touchera en France.

Son amour pour la France

S'il ne lui a pas fait de cadeau en quart de finale du dernier mondial, Dan Carter aime la France. Et il a tenu à la rappeler devant la presse. "À Perpignan (ndlr : où il a joué en 2009), j'ai réalisé combien la France était un pays incroyable et je voulais y revenir plus longuement", a ainsi souligné Carter, dont la saison en Catalogne s'était arrêtée quelques matches seulement après son arrivée en raison d'une grave blessure à un genou.

Le triple meilleur joueur du monde (2005, 2012, 2015) a d'ailleurs prévenu qu'au contraire de son aventure en Catalogne à l'USAP, son engagement avec le Racing se fera sur le long terme. "C'est très différent d'il y a six ans, où j'étais seulement venu pour six mois. J'avais toujours su que ce serait une aventure courte. Sur le plan personnel, il a rappelé son attachement à la France : J’adore la culture, la nourriture, la façon de vivre ici. Je suis très motivé pour apprendre le français. L’une des raisons de notre venue, avec ma femme et mes deux enfants, est de m’immerger dans la culture française. De m’intégrer le mieux possible à la vie ici".

Les attentats de Paris

S'installer à Paris dans le contexte récent des attentats perpétrés à Paris et en périphérie n'a rien d'anodin, même lorsqu'on est joueur professionnel de rugby. Marqué, l'homme aux 112 sélections avec la Nouvelle-Zélande n'a pas voulu céder à la peur de venir jouer à Paris : "Mes premières pensées sont allées vers le peuple de Paris. J'ai été choqué et je n'ai même pas pensé à mon avenir. J'ai été en contact avec des gens sur place qui m'ont rassuré. Plus tard, j'ai commencé à penser à mon cas personnel et je me suis dit que la vie continue même si c'est très triste. Rien n'a changé pour moi, je suis toujours autant excité de venir ici."

Jonny Wilkinson

L'arrivée en fin de carrière de Dan Carter au Racing rappelle forcément la signature de Jonny Wilkinson à Toulon où il a terminé sa carrière en beauté sur un doublé top 14 - Coupe d'Europe en 2014. Un modèle dont compte bien s'inspirer la légende black : "Ce qu’il a fait est source d’inspiration pour moi. Il a ravivé sa carrière pour finir en beauté. Je ne peux rêver que d’un parcours similaire."

 Son intégration

Fatigué après avoir disputée une grande Coupe du monde et encore marqué par le décalage horaire avec la Nouvelle-Zélande, le joueur s'est tout de même montré impatient de fouler les pelouses françaises. "J’ai besoin de deux jours pour récupérer, mais j'ai hâte d’apprendre les plans de jeu du Racing. J’en ai un peu parlé avec Ronan (O’Gara, entraîneur adjoint) et j'ai longuement vu les coaches avant cette conférence..."

Lire et commenter