Championship, changements structurels et Daniel Hourcade : les secrets de la réussite argentine

Championship, changements structurels et Daniel Hourcade : les secrets de la réussite argentine

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PUMAS - L’Argentine affronte dimanche l’Australie en demi-finale de la Coupe du monde de rugby à Twickenham. Depuis le début de la compétition, le XV de Daniel Hourcade étonne par son jeu et se met à rêver d’une qualification historique en finale. Felipe Contepomi, Lisandro Arbizu et Martin Bustos Moyano nous donnent les raisons de la réussite des Pumas.

"C’est surprenant". Lisandro Arbizu et Martin Bustos Moyano ont le même qualificatif au moment d’évoquer le parcours de l’Argentine dans cette Coupe du monde de rugby. "Ce n’est pas tant au niveau des résultats mais plus de la manière de jouer", ajoute l’ancien demi-d’ouverture du CABBG. Car depuis le début de la compétition, le jeu des coéquipiers de Juan Martin Hernandez étonne. De la performance face aux All Blacks à la démonstration contre l’Irlande, le jeu de l’Argentine est loué. Le signe d’une évolution majeure, car lors des précédentes éditions, les Pumas étaient plus réputés pour leur jeu stérile. "Mêlée, pick and go, chandelles et drops", en rigole l’arrière de l’Aviron Bayonnais.

La Fédération s’engage

"Ils doivent encore s’améliorer mais c’est une équipe convaincue par le style de jeu prôné par Daniel Hourcade", assure Felipe Contepomi. Le nom du sélectionneur français, arrivé aux manettes en octobre 2013, revient dans toutes les bouches lorsqu’il s’agit de parler de la réussite de l’Argentine. "C’est l’homme du changement. Il a amené avec lui un projet de jeu collectif, ambitieux, différent des autres sélectionneurs", témoigne Lisandro Arbizu. "Daniel Hourcade est également accompagné d’adjoints vraiment importants. Martin Gaitan et Pablo Bouza font un travail remarquable à ses côtés", certifie Martin Bustos Moyano.


Mais la réussite de l’Argentine ne tient pas seulement à la nomination à la tête des Pumas de l’ancien demi-de-mêlée à la place de Santiago Phelan. "La Fédération a commencé dès 2009", explique Lisandro Arbizu. Avec les aides financières de l’IRB, cinq centres d’entraînements sont sortis de terre grâce à la mise en place du PLADAR (Plan de Alto Rendimiento). En plus de cela, une franchise argentine va intégrer le Super XV en 2016 et voir le retour de nombreux internationaux, sous contrats fédéraux, à domicile. "De toute façon, c’est bien simple, si tu ne rentres pas, tu ne peux pas jouer avec la sélection. Et quand tu es joueur de rugby argentin, ce que tu veux le plus, c’est de jouer pour les Pumas", ajoute l'ancien centre du Leinster. Juan Martin Hernandez, Nicolas Sanchez, Tomas Lavanini... ils seront tous de retour sur leur terre natale après le Mondial.

Vers une finale historique ?

"Aujourd’hui on est mieux préparé, dans tous les sens du terme, pour concurrencer les équipes de l’hémisphère sud", le désormais entraîneur de Libourne en Fédérale 1. "Ce sera compliqué de battre l’Australie mais le Rugby Championship a donné une opportunité à ces joueurs de bien les connaître et de savoir exactement ce qu’il va arriver dimanche. C’est un avantage énorme que nous avons par rapport aux dernières Coupe du monde", soutient Felipe Contepomi. Depuis son intégration à l’ancien Tri-Nations en 2012, l’Argentine ne cesse de progresser. Comme en témoigne sa victoire historique en Afrique du Sud en août dernier ou celle face à l’Australie l’année dernière.

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Dimanche, à Twickenham, Nicolas Sanchez, Agustin Creevy, Juan Martin Fernandez Lobbe et leurs coéquipiers ont l’occasion d’écrire une page historique du rugby argentin. Atteindre une finale et pourquoi pas rêver de remporter un trophée tant prisé. Et faire vibrer toute une nation qui ne demande que ça. "Si on gagne, je ne quitte pas mon maillot des Pumas pendant deux mois", conclu Martin Bustos Moyano.

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