Comment le XV de France gère (plus ou moins bien) la question des femmes des joueurs et de leur famille

Comment le XV de France gère (plus ou moins bien) la question des femmes des joueurs et de leur famille
RUGBY

INTIME - Entre les deux mois de préparation et la compétition en elle-même, une Coupe du monde peut durer presque 4 mois... Une éternité pour les joueurs et leurs proches, même si un règlement est mis en place pour permettre les visites. Il a pu d'ailleurs être parfois contourné.

Enfin ! Près de 15 jours après leur arrivée en Angleterre, les joueurs du XV de France connaissent jeudi et vendredi leur première vraie plage de repos, après une seule après-midi off au lendemain de la victoire face à l'Italie. A une semaine pile du 3e match de poule face au Canada, le 1er octobre (21 heures). Ils ont donc quartier libre pour une nuit et ne sont attendus à Croydon que vendredi en fin d'après-midi. "On n’a pas eu le temps de profiter un peu donc ça va faire du bien", confie notamment Rémi Talès, qui ne sait pas encore très bien comment il va s'occuper. Pour d'autres, les retrouvailles sont plus organisées et des chambres d'hôtels ont depuis longtemps été réservées afin de retrouver copines, femmes et enfants. Essentiellement sur Londres, histoire "de voir autre chose que Croydon", nous confie un membre du staff...

Sinon, à part sur la pelouse après un match, impossible d'approcher ses proches. Et si malgré la proximité avec la France, le règlement semble pour l'instant parfaitement respecté dans cette Coupe du monde anglaise, cela n'a pas toujours été le cas. Notamment en 2011 en Nouvelle-Zélande... "Les joueurs et le staff avaient une journée libre par semaine et pouvaient voir leur famille lorsqu'elles avaient fait le déplacement, se remémore pour metronews Marc Lièvremont, le sélectionneur de l'époque. Mais vous savez, parfois, les règles sont faites pour être contournées... Je sais que certains ont fait le mur pour retrouver leur compagne mais on a fermé les yeux car il n'y a pas eu d'abus".

"En Nouvelle-Zélande, certains voyaient leurs proches tous les jours"

Pourtant, la pratique semblait plus répandue que ne le croit Lièvremont. "Six femmes de joueurs étaient sur place pendant un mois et demi, se souvient Justine, la femme de l'ancien ailier international, Cédric Heymans (59 sélections). Au départ, le staff avait annoncé qu'il n'y aurait pas la possibilité de voir les proches, même s'ils étaient en Nouvelle-Zélande. Donc on avait décidé que je ne ferai pas le voyage avec les enfants. Mais il y a eu des exceptions quotidiennes, y compris au sein du staff, et la règle n'a pas tenu... Elles ont pu voir leur compagnon tous les jours. Ça, Cédric l'a mal vécu."

Pas simple, donc, pour ceux qui se sont sentis floués. D'autant que le XV de France a traversé cette Coupe du monde sous le feu des critiques. "Il y a eu des moments compliqués, des tensions au sein de l'équipe ou même avec l'entraîneur, poursuit Mme Heymans, dont le mari n'a pas été retenu ni pour la demi, ni pour la finale. A ce moment-là, Cédric aurait eu besoin d'un soutien moral mais je n'étais pas là..." Mercredi soir,  vu la performance de certains joueurs face à la Roumanie (38-11) , retrouver le réconfort de la famille, ne serait-ce que pour quelques heures, leur fera effectivement le plus grand bien. 

À LIRE AUSSI 
>>  France-Roumanie : les Bleus avec le bonus mais toujours sans la manière
>> Toute l'actu de la Coupe du monde de rugby sur metronews

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent