Coupe du monde 2015 : 3 choses à savoir sur Jacques Burger, le plaqueur fou namibien

RUGBY

RUGBY - La Namibie affronte les Tonga, ce mardi au Sandy Park d’Exeter (à 17 h 45 sur Canal +) pour leur deuxième match en Coupe du monde. Le XV des Welwitschias - surnom des joueurs namibiens - comptera sur son capitaine et troisième ligne Jacques Burger pour ramener une première victoire de leur pays dans un Mondial.

Un passage à Aurillac
Entre deux séjours en Currie Cup en Afrique du Sud, Jacques Burger a fait un détour par la France en 2007-2008. Le Cantal et Aurillac en Pro D2 plus précisément, avec en guise d’accueil, une côte de veau préparée par le vice-président. Le Namibien a écumé les pelouses des villes françaises et montré d’énormes qualités en troisième ligne en seulement une saison. "C'était un homme talentueux sans ballon, un plaqueur fou qui ne lâche jamais rien, avec une présence inouïe", analysait son ancien entraîneur Thierry Peuchlestrade, dans un entretien au journal La Montagne. “C'est un gros travailleur, il est très dur, il fait mal et il est tout le temps à fond”, rajoutait le coach.

Jacques aime faire mal
“Les Saracens ne me gardent pas pour ma belle gueule ou ma conversation. Ils me paient pour faire mal”, confiait-il à Midi Olympique. Même s’il inflige de violents impacts à ses adversaires, le Namibien paye aussi parfois le prix fort. “Les gens pensent que je suis stupide et que je n’ai pas mal. Mais croyez-moi, j’ai mal quand je plaque un "big boy" d’en face !”. Nez cassé à cinq reprises, genou droit opéré six fois, épaules et bras esquintés… Au total, ce sont près d’une soixantaine de blessures que le corps musclé du troisième ligne des Sarries a dû affronter.

Fermier dans l'âme
“La Namibie est comme une ferme géante. C'est ce que j'ai toujours voulu faire et quand j'aurais fini le rugby, c'est ce que je ferai pour le restant de mes jours”. Sur la terre qui l’a vu naître, Jacques Burger veut terminer sa vie dans sa ferme perdue dans le désert du Kalahari. Après cette Coupe du monde en Angleterre, où il essayera de mener son pays à une première victoire dans un Mondial, le Welwitschias aura le temps de savourer dans sa ferme. À 32 ans, il a en effet décidé de mettre un terme à sa carrière.

EN SAVOIR+ >> Pour elles, ces rugbymen ont tout plaqué 

Lire et commenter