Coupe du monde 2015 : Le Pucaru Stade Gaulois, le PSG uruguayen

RUGBY

TEROS - Dans la sélection uruguayenne présente à la Coupe du monde, deux joueurs appartiennent à un club au nom assez singulier mais connu en France : le PSG. Le Pucaru Stade Gaulois, issu de la fusion entre deux clubs de Montevideo, a de nombreuses accointances avec la France. Et pas que dans le nom. Découverte.

Sur les 31 joueurs uruguayens, ils sont 26 à évoluer au pays. Parmi eux, Alberto Roman et Fernando Bascou, titulaires face à l’Australie, jouent dans un club au nom qui nous est familier en France : le PSG. Aucun rapport a priori avec le club où figure Zlatan Ibrahimovic, mais les relations avec la France ne sont si éloignées que ça. Ce club de quartier de Montevideo, crée en 2005 est "le plus jeune de première division", témoigne Luis Ara, joueur et président du club rouge et blanc.

Former des hommes

"Notre club provient de la fusion entre deux entités : Pucaru, une équipe de quartier, et le Stade Gaulois, formée par les anciens élèves du lycée français de Montevideo, raconte celui qui est aussi réalisateur et a suivi la préparation des Teros pour le mondial. Les deux clubs étaient très amis et tous les samedis, pendant deux ans, nous organisions un match amical. Celui qui gagnait le plus de match remportait la coupe à la fin de l’année". Quelques années plus tard, avec Pucaru dans l’élite et le Stade Gaulois en deuxième division, les dirigeants décident d’unir leurs forces dans ce pays qui ne compte que 8 500 licenciés.

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"On n’a pas que le nom de français. Le club a une mentalité française puisque ce sont des joueurs qui arrivent après avoir passé quatre ans dans le lycée français", décrit l’ancien international uruguayen. Chaque année des voyages sont organisés par l'établissement en direction de l’hexagone, comme s’il fallait encore plus ancrer la culture française dans le club. Sur le terrain, les résultats de cette fusion sont probants. Même si cette saison est un peu plus compliquée que les précédentes, notamment à cause d’une "transition générationnelle" chez les pensionnaires du "campo de deportes" du Lycée Français, explique Luis Ara.

Au-delà des performances sur le terrain Luis Ara tient à "former des hommes plus que des sportifs". Pour que le rugby soit de plus en plus populaire en Uruguay, les dirigeants des clubs et le gouvernement essayent de faire connaître le ballon ovale au niños dès le plus jeune âge, "non seulement comme sport mais aussi comme valeur d’éducation", assure le dirigeant. Ainsi 15 000 enfants des écoles publiques ont pu commencer à jouer au rugby grâce au programme "Jugá Rugby". Avec l'espoir de voir apparaître de nouveaux Alberto Roman et Fernando Bascou au plus haut niveau.

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