Coupe du monde : Jacques Brunel, l'homme qui a longtemps fait peur au XV de France

Coupe du monde : Jacques Brunel, l'homme qui a longtemps fait peur au XV de France
RUGBY

EXPATRIE - Ancien adjoint de Bernard Laporte en équipe de France et entraîneur de Perpignan avant de prendre les rênes de la sélection italienne, le Gersois, qui affronte les Bleus samedi soir, connaît parfaitement le rugby tricolore. Tellement qu'il y a encore peu de temps, le XV de France a cru qu'à cause de Jacques Brunel, la Squadra Azzurra était devenue sa bête noire.

Des débuts éclatants. Pour son premier match face aux Bleus après sa prise de fonction à la tête du XV italien, en mai 2011, Jacques Brunel (61 ans) a marqué les esprits : sous ses ordres, la Squadra Azzurra a battu pour la première fois de son histoire le XV de France dans le Tournoi des VI Nations (22-21, à Rome). Et même si les Transalpins avaient déjà disposé des Français en 1997, lors d'une finale un peu anecdotique pour l'éphémère et obscur Trophée européen FIRA, c'est un véritable séisme dans la hiérarchie très figée du rugby européen. Qui sera d'ailleurs à nouveau secouée en 2013 avec une nouvelle défaite tricolore (23-18, toujours à Rome). 

L'ancien adjoint de Bernard Laporte en sélection (2001-2007) et ex-coach de l'USAP (2007-2011), avec qui il a été champion de France en 2009, semblait donc avoir trouvé la recette pour "trahir" les siens. "Sa marque de fabrique, c'est son système de blocs répartis sur le terrain, en fonctionnant à 3-4 joueurs sur certaines zones pour essayer d'occuper tout le terrain, analyse le talonneur français Guilhem Guirado, qui a évolué sous les ordres de Brunel à Perpignan. Ça se fait un peu partout en ce moment mais quand on l'a utilisé en 2007, c'était assez innovant et ça nous a permis d'évoluer rapidement".

Brunel : "Nous pouvons vaincre quasiment toutes les équipes"

Une pâte que le Gersois a su ensuite exporter de l'autre côté des Alpes. "Brunel est un entraîneur qui aime beaucoup le jeu d'avants, abonde Frédéric Michalak. Avec lui, les Italiens ont commencé à beaucoup plus s'appuyer sur leur pack, à gratter plus de ballons. Ils sont devenus pénibles à jouer". Et pour son dernier tour de piste, l'ancien arrière de Carcassonne et Auch quittera son poste de sélectionneur à la fin de la Coupe du monde, Brunel compte bien continuer à faire des misères à ses adversaires. Et surtout contredire les pronostics évinçant ses hommes du mano a mano annoncé entre la France et l'Irlande dans ce groupe D.

"Nous pouvons vaincre quasiment toutes les équipes", a même lâché un peu bravache le technicien jeudi en conférence de presse. Mais face au XV de France, il reste pourtant sur deux revers d'affilée, dont une déroute vexante à Rome en mars dernier (29-0). Pas de quoi permettre aux Bleus de fanfaronner pour autant avant samedi soir. Ainsi, Rabah Slimani craint "l'esprit revanchard" des Italiens, tandis que Fabien Chouly est persuadé que son ancien coach à l'USAP "a ciblé ce match" contre la France à Twinckenham. Preuve que Brunel fait encore son petit effet. 

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