Dans les pas de Virimi Vakatawa, la nouvelle sensation du XV de France

Dans les pas de Virimi Vakatawa, la nouvelle sensation du XV de France

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TOURNOI DES VI NATIONS - Découvert lors de la victoire de l'équipe de France face à l'Italie le week-end dernier (23-21), le jeune ailier fidjien emprunté au rugby à 7 a brillé. Et si Virimi Vakatawa apparaît comme le premier coup de poker réussi par Guy Novès, ceux qui le connaissent s'attendent à ce qu'il refasse parler de lui face à l'Irlande samedi (15 h 25).

Vous allez apprendre à prononcer son nom. Inconnu du grand public il y a encore quelques jours, Virimi Vakatawa (on dit "vakatava" ou "vakataoua") est depuis samedi dernier et son match époustouflant contre la Squadra Azzurra au cœur de toutes les conversations qui entourent le XV de France. Il faut dire qu'avec un essai pour sa première sélection et une percée décisive sur celui d'Hugo Bonneval, le jeune ailier (23 ans), formé à XV par le Racing 92 (2010-2014) puis révélé en équipe de France de rugby à 7, a tout fait pour se faire remarquer.

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Des débuts en forme de boulet de canon pour ce garçon discret, qui n'étonnent pas Julien Candelon, son partenaire chez des Bleus qualifiés pour les JO de Rio l'été prochain : "Il a un potentiel physique et technique assez exceptionnel par rapport à tous les autres joueurs français qui évoluent à son poste, explique à metronews celui qui depuis l'Australie, où il disputait la quatrième étape du circuit mondial à 7, a eu écho des exploits de son partenaire. Pour avoir joué contre lui en Top 14, c'était évidemment qu'il avait les qualités pour jouer avec le XV de France".

Le "Sonny Bill Williams français" ou encore un ailier "one shot"

Et après seulement un match, Vakatawa fait déjà figure d'incontournable dans cette équipe, dans laquelle il a logiquement été reconduit par Guy Novès pour affronter l'Irlande. Cité en "exemple" par le nouveau sélectionneur, le Fidjien (il a débarqué en France à 18 ans en 2009) a aussi reçu les honneurs de ses coéquipiers, il a notamment été qualifié de "Sonny Bill Williams français" par Wenceslas Lauret, et a même tapé dans l'œil de son futur adversaire Jonathan Sexton, l'ouvreur irlandais l'ayant trouvé "impressionnant"...


Emballement précoce, dites-vous ? Pas faux, car ce n'est pas la première fois qu'on nous vend un ailier qui finalement fait pschitt. Noa Nakaitaci a déçu lors de la dernière Coupe du monde et Teddy Thomas a connu un énorme passage à vide avant de revenir en sélection face aux Irlandais. Un syndrome du "one shot" que ne craint pourtant pas Candelon. "Je pense que Virimi est assez solide pour assumer son nouveau statut et le battage médiatique autour de lui. Il peut briller à 7 et à XV, estime encore l'ancien joueur de Narbonne et de Perpignan. Il est mature et posé, il ne va pas s'affoler ou prendre de décision hâtive pour la suite de carrière".

Rester en équipe de France à 7 ou céder aux sirènes du Top 14 ?

Car ce joueur surpuissant (1,86 m pour 92 kg), autant capable d'enfoncer que d'éviter les lignes adverses, vient de se rappeler au bon souvenir du Top 14. Sous contrat fédéral avec la FFR jusqu'à la fin des Jeux Olympiques (du 5 août au 21 août), Vakatawa est assidûment courtisé par son club formateur, mais aussi par le Stade Toulousain, Toulon, le LOU et même les Anglais de Northampton.

Aussi introverti dans le vestiaire qu'il est explosif sur les terrains, l'ailier fait pour l'instant traîner l'affaire. Peut-être par peur de devoir trancher et décevoir. "Je crois que Virimi apprécie vraiment le 7 et qu'il sait que c'est grâce à ça qui il est là où il est aujourd'hui, croit savoir Candelon. L'équipe de France de rugby à 7 lui a permis de prendre un nouvel élan dans sa carrière, car il était un petit peu oublié par le XV". Ce n'est désormais plus du tout le cas. 

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