Dusautoir, une légende née au Millennium de Cardiff face aux All Blacks

Dusautoir, une légende née au Millennium de Cardiff face aux All Blacks
RUGBY

DESTIN – Pas parti pour être titulaire lors de la Coupe du monde 2007, le capitaine de XV de France a été l'un des grands artisans de ce quart de finale héroïque face aux All Blacks. Huit ans plus, même lieu, même niveau de compétition et même adversaire, Thierry Dusautoir va peut-être jouer son dernier match en bleu. A moins que "The Dark Destroyer" se refuse à rentrer au port...

Ô capitaine ! Mon capitaine ! Dans la tempête noire que vont sans doute traverser les hommes de Philippe Saint-André samedi soir, c'est plus vers Thierry Dusautoir que vers le banc de touche qu'ils risquent de se tourner au moment où ils vont être dangereusement ballottés. 

Car le troisième ligne a déjà tenu bon la barre face à la meilleure équipe du monde, planquant du Néo-zéd à 38 reprises (un record) et obligeant Daniel Carter et compagnie à se fracasser encore et encore sur une muraille imprenable, tels de frêles esquifs sur des rochers (victoire française 20-18). 

De ce 6 octobre 2007, le Toulousain en a conservé un surnom (The Dark Destroyer), une aura incroyable et un titre de meilleur joueur du monde cette année-là. "C'était un moment très spécial car il n'y a pas beaucoup d'équipes qui battent les All Blacks,  a expliqué Dusautoir vendredi devant la presse. Je pense que les Français aiment particulièrement ce genre de rencontre, c'est pour ça que tout le monde est aussi excité aujourd'hui. Mais y penser ça m'oblige à regarder le passé et moi je ne veux que penser au futur, pour pouvoir le construire. C'était un grand moment, il y a 8 ans. Mais moi je ne pense qu'à demain (samedi)". Une façon aussi de ne pas se mettre trop en avant et de ne pas écraser ses coéquipiers avec ses faits d'armes. 

"Quand Thierry parle, c'est toujours à bon escient"

"Il a toujours été discret, réservé, timide, en retrait mais pas introverti", explique à l' AFP  Emmanuel Delteil, l'instructeur de judo du jeune Thierry entre 10 et 18 ans à Périgueux. Il a une force tranquille qui engage naturellement le respect et l'écoute. Il a su s'imposer naturellement par la parole, par son calme". Et aujourd'hui, c'est sans forcer son autorité que le flanker l'impose. "Thierry n'a pas eu besoin d'avoir le regard noir cette semaine, nous confie Guilhem Guirado au sujet des jours qui ont précédé ce choc face aux Blacks et après la cuisante défaite contre l'Irlande. Il est resté comme il est d'habitude, réservé. Mais quand il a eu quelque chose à nous dire, il l'a fait. Et quand Thierry parle, c'est toujours à bon escient". 

Une autorité naturelle qui lui a permis de s'imposer en équipe de France tout aussi naturellement. Appelé de dernière minute par Bernard Laporte en 2007, pour pallier le forfait d'Elvis Vermeulen, Dusautoir est devenu titulaire puis capitaine sous l'ère Lièvremont. Presque champion du monde en 2011 (défaite 8-7), le boss des Bleu à une revanche à prendre sur la Nouvelle-Zélande de Richie McCaw, qu'il affrontera pour la dernière fois samedi soir. Sous peine de voir The Dark Destroyer s'échouer en baie de Cardiff.

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