Finale du Top 14 :  "Pire qu'une malédiction"... Après la défaite en finale, les supporters de Clermont au bord de la crise de nerfs

Finale du Top 14 : "Pire qu'une malédiction"... Après la défaite en finale, les supporters de Clermont au bord de la crise de nerfs

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RUGBY – Dans les rues de Clermont-Ferrand, l'amertume se disputait à la lassitude dans les coeurs des supporters de l'ASM qui avaient bravé la pluie pour soutenir leur équipe, à nouveau battue en finale, samedi face au Stade Français à Saint-Denis (6-12). Sur les réseaux sociaux, cette nouvelle défaite – la 11e en 12 finales disputées – a provoqué le ras-le-bol des fans du club auvergnat. Et les moqueries des Twittos...

"C'est la finale de trop. On en a vraiment ras-le-bol", soupirait Rhani Dartadjeni, 24 ans. Après que Clermont a perdu samedi face au Stade Français, ce membre de la Yellow Army est résigné, prêt à revendre sur internet son T-shirt aux couleurs jaune et bleue du club. "Il y a des équipes qui cultivent la culture de la gagne, nous non. C'est la culture de la défaite plutôt", ajoutait ce jeune supporter originaire de Gannat dans l'Allier.

Même constat sur Facebook, où sur la page du club, entre les messages de soutien et de fidélité éternelle aux vaincus du soir, venaient s'ajouter les commentaires plus acides de supporters déçus pour la onzième fois en douze finales de Championnat de France. 

Samedi soir, les rangs de la Yellow Army étaient donc clairsemés, avec seulement quelque 25.000 supporters place de Jaude, contre 55.000 début mai lors de la finale de la Coupe d'Europe remportée par Toulon. "On pensait quand même que ça allait passer sans le RCT mais on a fait trop de fautes. On avait un peu d'espoir, ça fout les boules", commentait Philippe Ecourtney, 60 ans, avant de quitter le centre-ville trempé.

"On est au fond du gouffre"

La tension était palpable parmi les spectateurs dès la première période où le camp parisien menait 9 à 0. Seules les pénalités marquées par Brock James en seconde période ont ravivé les clameurs du public avant que les avancées infructueuses des Jaunards pour revenir au score en fin de match ne plongent définitivement l'assistance accablée dans le silence. Au même moment, sur Twitter, ce nouveau revers inspirait les Twittos, jamais les derniers quand il s'agit de chambrer. Et Clermont, sacrée en 2010, prête le flanc aux railleries.

 

"On est au fond du gouffre. C'est vraiment pire qu'une malédiction. Je crois qu'on a le record de finales perdues tout sports confondus", commentait Sami Hassini, 28 ans, dépité. "Le pire, c'est qu'on s'habitue à perdre", estimait pour sa part Sébastien Liandrat, 26 ans. "Il y a quelques années, on aurait été heureux d'être vice-champions de France et d'être allés en finale. Mais là maintenant on veut des résultats", exhortait le jeune Clermontois.

Du changement ? Pas sûr

"On a le budget pour recruter des joueurs plus lourds. On est en droit d'attendre mieux qu'un titre de vice-champion de France. C'est très insuffisant", ajoutait un autre supporter, Kapo Cantat. Tous mettent en cause le "mental" de l'équipe, bien trop faible à leur goût. "On avait l'impression qu'ils avaient la trouille. Ils ont manqué d'audace", soulignait Vincent Roux, 23 ans, qui espère que cette défaite provoquera "un électrochoc" au sein du club avant la saison prochaine. "Il faut du changement et vite", ajoutait ce dernier avec l'assentiment de ses camarades, en mal de victoires, alors qu'il y a dix jours, Franck Azéma et Jono Gibbes prolongeaient de trois saisons, jusqu'en 2018. 

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