France - Irlande : Paul O'Connell, le dernier géant vert

RUGBY
COLOSSE - Du haut de son 1,98 m pour 110 kg, le deuxième ligne règne sur ce XV du trèfle dont il est devenu le leader depuis la retraite de Brian O'Driscoll. Et même s'il rejoindra Toulon après la Coupe du monde, on peut compter sur Paul O'Connell pour ne faire aucun cadeau au XV de France dimanche (17 h 45).

Tout n'avait pourtant pas commencé comme il l'avait espéré. Pour sa première cape avec l'Irlande le 3 février 2002 face au Pays de Galles (54-10), le jeune Paul O'Connell - il a alors 23 ans contre 35 aujourd'hui - a certes inscrit un essai, mais est incapable de s'en souvenir. La faute à un énorme KO reçu en fin de première mi-temps qui l'a obligé à quitter le terrain. Depuis, "la poutre de Limerick", son surnom à cause de son gabarit et de sa ville natale située à mi-distance de Cork et Galway, s'est évidemment relevée et a incarné au côté de Brian O'Driscoll, Ronan O'Gara et Peter Stringer (depuis retraités internationaux) ce que l'on a appelé "la génération dorée" du rugby irlandais.

Maman O'Connell sera au Millennium grâce à un jeu de hasard

Car au cours de ses 114 sélections, O'Connell a participé aux plus belles victoires du XV du trèfle, avec un Grand Chelem en 2009 (une première depuis 24 ans !) et deux Tournoi des VI Nations d'affilée, remportés en 2014 et 2015. Preuve que les années n'ébranlent pas le deuxième ligne, il a été désigné meilleur joueur de la dernière édition du Tournoi et a réussi 100 % de ses 20 plaquages depuis le début de la Coupe du monde. Il faut dire qu'en l'absence de ses anciens compères, O'Connell, désormais capitaine, a repris bien haut le flambeau. "C'est le boss, explique Iain Henderson, présent au point presse des Verts mardi. Après le match contre l'Italie (victoire poussive 16-9 dimanche, ndlr), Paul a organisé une réunion entre nous pour nous dire clairement les choses qui n'allaient pas et qui n'iront pas contre la France".

Et quand le futur toulonnais déclare qu'il considère le XV tricolore comme "une équipe incroyable", ce n'est pas pour soigner son arrivée dans quelques semaines dans le Var, après 14 ans passés au Munster. 

"Je n’ai pas eu des résultats fantastiques contre la France", rappelle d'ailleurs à juste titre celui qui a été battu à deux reprises en Coupe du monde par ces maudits frenchies : en quarts en 2003 et en poules en 2007... Alors, une nouvelle défaite au Millennium dimanche compliquerait grandement la vie des Irlandais, qui devraient en découdre avec la Nouvelle-Zélande au tour suivant, mais ferait surtout beaucoup de peine à la maman de Paul O'Connell. Elle qui n'étant pas sûre d'obtenir une invitation pour le choc de dimanche à Cardiff, a dû s'en remettre à un jeu de hasard qu'elle a remporté pour obtenir un billet. Et espérer voir son fiston gagner.

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