France - Irlande : pour Paul O'Connell, "il y a des doutes à chasser, un peu de peur aussi"

RUGBY

CHOC - A la veille de la "finale" du groupe D entre l'Irlande et la France dimanche (17 h 45), le deuxième ligne et capitaine du XV du trèfle était en conférence de presse. Et Paul O'Connell n'a pas caché ses craintes d'affronter le XV de France.

Avez-vous conscience qu'il va falloir franchir un palier par rapport à vos précédentes prestations ?
Depuis le début de l'été on a eu quelques performances plus décevantes, comme les défaites contre le pays de Galles et l'Angleterre. Le week-end dernier, c'était aussi décevant (victoire 16-9) mais il faut d'abord en donner le crédit à l'Italie, qui a été très bonne quand nous, nous n'avons pas été irréprochables. Alors, oui, je suis d'accord à 100 %, il faut une nette amélioration, enfin plutôt une énorme amélioration. On sait ce que va nous proposer la France, en termes de défi physique. Les Français ont pu effectuer une bonne préparation, ce qu'ils n'ont pas souvent l'occasion de faire, contrairement à nous. Si nous ne franchissons pas un cap dans l'intensité et dans plein d'autres domaines, demain pourrait être un jour très difficile.

Craignez-vous le défi physique ?
Les Français sont costauds, c'est une vraie équipe d'athlètes, massive, puissante, ils sont plus forts que nous physiquement. C'est une équipe qui joue dur, comme l'Afrique du Sud et cherche à s'imposer comme ça. Mais les Français n'ont pas que ça, ce sont aussi des joueurs fantastiques, avec énormément de talent. Le défi est immense pour nous.

"Mais on n'a rien gardé sous le pied. On a tout mis dans cette semaine"

Avez-vous gardé quelques tours dans votre manche pour ce match ?
On ne cache rien. On reste sur notre philosophie de traiter chaque match que nous disputons comme le plus important, indépendamment de celui qui suivra. On fait comme ça depuis deux ans maintenant. On a testé beaucoup de choses et de joueurs, il y a quelques matches qui n'ont pas abouti à ce qu'on aurait aimé et ça s'est probablement matérialisé dans certains de nos résultats cet été. Mais on n'a rien gardé sous le pied. On a tout mis dans cette semaine et l'on fera pareil la semaine prochaine.

Mais vous n'avez plus perdu depuis quatre ans contre les Bleus. Vous n'êtes pas confiant ?
Je ne suis jamais confiant. On est confiant dans le fait qu'on fera la performance qu'il faut, que l'on jouera avec l'intensité nécessaire. Mais je ne suis jamais confiant sur le résultat final. Ça dépend de tellement de choses à réaliser de la bonne façon, d'un peu de chance aussi. C'est pour ça que les 24 heures qui précèdent le coup d'envoi sont toujours un moment difficile, il y a des doutes à chasser, un peu de peur aussi.

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