France - Irlande : pourquoi les Bleus se la jouent cool

RUGBY

PRESSION – Malgré l'enjeu de ce choc face à l'Irlande et l'ambiance incroyable qu'il va régner au Millennium de Cardiff dimanche (17 h 45), Philippe Saint-André et ses troupes paraissent sereins deux jours de l'échéance. Explications.

 Ils n'ont pas peur du trèfle
Quand on demande à Rabah Slimani ce que lui a inspiré la victoire poussive de l'Irlande face à l'Italie, il répond d'emblée : "Ça montre qu'ils sont comme tout le monde, qu'ils ont des points faibles". Depuis des mois que les Bleus attendent cette "finale" du groupe D, Philippe Saint-André et son staff ont donc bien décortiqué le jeu des Irish et sont persuadés de pouvoir basculer cette équipe qu'ils n'ont jamais battue depuis 4 ans (deux nuls et deux défaites). "En tant que joueur, je n'ai jamais perdu contre l'Irlande", a d'ailleurs rappelé en souriant PSA lors l'annonce de la liste depuis le très cossu hôtel des Bleus dans la campagne de Cardiff. Poursuivant sur son idée que l'écart entre le XV du trèfle et celui de France est moins grand que ce que disent les médias, le sélectionneur a répété que le dernier revers tricolore pendant le Tournoi (11-18) s'est joué sur des détails : "Un essai refusé sur un petit en-avant et une pénalité ratée à 20 mètres devant les poteaux".

 Ils ont un plan anti-Sexton
L'ouvreur du Leinster, de retour après deux saisons passées au Racing-Métro, est le maître à jouer des Irlandais. Pourtant, face aux Bleus, Jonathan Sexton a parfois vécu des moments désagréables à cause d'un homme : Mathieu Bastareaud. Lors des Tournois 2014 et 2015, le centre toulonnais s'est en effet fait un malin plaisir à "martyriser" Sexton (un KO il y a deux ans et un arcade ouverte cette année).

Et même si Bastareaud assure « n'avoir rien contre lui », l'intéressé a déjà annoncé qu'il se méfiait de lui : "Il est difficile à arrêter et je suis bien placé pour le savoir...", a ainsi déclaré l'Irlandais en début de semaine. Et si le meilleur ennemi de Sexton n'arrivait pas à le stopper au sol, Saint-André a confirmé Brice Dulin à l'aile pour le bloquer dans les airs. "Brice est très bon dans les ballons en l'air et peut nous apporter des solutions pour contrer les Irlandais et relancer", a ainsi expliqué le sélectionneur.

 Ils savent apprivoiser le Millennium
Bien sûr, il y a le légendaire quart de finale remporté contre les Blacks en quarts de finale de la Coupe du monde 2007. Mais depuis, le XV de France a pris la mauvaise habitude de moins briller au Millennium de Cardiff (une victoire pour trois défaites depuis ce fameux 6 octobre). Mais une chose est sûre, les joueurs ne devraient pas être écrasés par l'ambiance de cette enceinte de 74 500 places, dont le toit sera fermé dimanche. "Ça va faire beaucoup de bruit avec les 45 000 supporters irlandais attendus, prévient Philippe Saint-André. Mais je fais confiance aux 15 000 Français qui seront là pour en faire autant". PSA peut aussi compter sur ses joueurs, puisque à l'image de Sébastien Tillous-Borde, qui a remporté la Coupe d'Europe sur cette pelouse avec Toulon en 2013, ils savent à quoi s'attendre. "On connaît tous l'ambiance qu'il peut y avoir ici, explique le demi de mêlée. On a du mal à se parler mais ça n'empêche pas de jouer". 

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