France - Irlande : pression, Sexton et toit du Millennium fermé, Michalak a "de bonnes sensations"

RUGBY

ATTENTE - Considéré comme le meilleur joueur français du moment, l'ouvreur sait que tous les yeux vont être rivés sur lui lors du choc face à l'Irlande dimanche (17 h 45). Mais pas de quoi impressionner Frédéric Michalak le serein.

Il en a vu d'autres. C'est l'un des avantages de l'âge : "l'expérience". A chaque fois que l'on demande à Frédéric Michalak comment il appréhende la prochaine rencontre du XV de France, depuis le début de la Coupe du monde, l'ouvreur répond invariablement que ses 32 ans et sa carrière l'aident "à gérer tout ça". Samedi, à la veille d'affronter l'Irlande, Michalak n'a pas varié son discours d'une virgule, même si, sans être couperet, le choc face au XV du trèfle est le match le plus important des Bleus depuis plusieurs années. 

Surtout pour le Toulonnais qui, de retour en grâce, est désormais attendu comme le Messie côté français et comme l'homme à abattre côté irlandais. "Je vis plutôt bien cette pression, répond l'intéressé détendu et souriant devant la presse. Je suis content de pouvoir m'exprimer avec l'équipe de France et d'être dans ce groupe depuis le 5 juillet. Cette préparation m'a permis de me remettre physiquement, ce qui me manquait depuis ces dernières années".

"Je ne vais pas me concentrer exclusivement sur Sexton"

Et effectivement, cela faisait bien longtemps qu'on n'avait pas vu celui qui s'était révélé lors de la Coupe du monde 2003 à ce niveau. Au point que les observateurs pressentent qu'il pourrait même voler la vedette à Jonnathan Sexton dimanche. "C'est un très bon joueur et j'ai énormément de respect pour lui, confie Michalak au sujet de son vis-à-vis irlandais. Mais je ne vais pas me concentrer exclusivement sur lui car il y a d'autres joueurs dangereux à ses côtés. Ce sera plus rôle de Thierry (Dusautoir)". 

Tout comme son capitaine, l'ancien Toulousain reste donc imperturbable face à l'échéance et à la particularité du Millennium Stadium de Cardiff : son toit fermé. "Le fait qu'il n'y ait pas de vent, pas de pluie, ça peut peut-être déstabiliser nos avants ou nos ailiers sur les ballons hauts, estime-t-il. Mais moi j'ai toujours eu de bonnes sensations ici". Michalak s'est tout même offert une bonne séance de pénalités lors du dernier entraînement sur la pelouse galloise. Histoire de confirmer ses impressions. 

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