France - Nouvelle-Zélande : quelle est la différence entre les deux hakas des All Blacks ?

France - Nouvelle-Zélande : quelle est la différence entre les deux hakas des All Blacks ?

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FRISSONS - Le rituel est toujours le même depuis des années. Lors de chaque match international, après les hymnes, les 23 joueurs néo-zélandais s’avancent vers le milieu du terrain pour effectuer le haka, cette danse maorie espérée par tous les spectateurs et téléspectateurs. Depuis 2005, les coéquipiers de Sonny Bill Williams en ont même inauguré un deuxième : le ‘Kapa o Pongo’. Reste à savoir lequel les All Blacks vont proposer aux Français ce samedi soir.

“Frappez des mains sur les cuisses ! Que vos poitrines soufflent ! Pliez les genoux...” Le rythme du 'Ka mate' est donné au bout de quelques secondes. Un duel à distance intense commence entre les All-Blacks et leur adversaire pendant une petite minute. Avant même d'avoir réellement débuté, le match est lancé.

Le ‘Ka mate a été crée en 1820 par Te Rauparaha, chef de la tribu maorie Ngati Toa Rangatira, pour célébrer une victoire face à une tribu ennemie. Ce n’est que soixante ans plus tard, en 1888, que les rugbymen intégreront pour la première fois cette danse à leur cérémonial d'avant match. Le ‘Ka mate’ joue un rôle important dans la préparation physique et mentale des joueurs néo-zélandais avant une rencontre.

Le ‘Kapa o Pango”, un haka plus violent

“Nous sommes les All-Blacks. Il est temps, c'est notre moment ! Notre règne, notre suprématie triomphera ! Et nous atteindrons le sommet...” Jusqu’en 2005, le ‘Ka mate’ était le seul haka utilisé par les Blacks. Écrit par Derek Lardelli, le ‘Kapa o Pongo’ a été utilisé pour la première fois à Dunedin, le 27 août 2005 lors de la rencontre entre les coéquipiers de Tana Umaga et l’Afrique du Sud.

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Ce nouveau haka fait référence à la fougère d’argent, une icône du sport néo-zélandais, présente sur le maillot black. Il a été sévèrement critiqué à cause d’un mime d’égorgement à la fin de la danse. Le compositeur du ‘Kapa o Pango’, pour mettre fin aux reproches, a expliqué que ce geste était le symbole maori pour dessiner l’énergie vitale nécessaire allant dans le coeur et les poumons.

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