France - Nouvelle-Zélande : les 5 phrases des Bleus pour vous faire croire qu'ils y croient vraiment face aux All Blacks

RUGBY
AUTO-PERSUASION - Face à l'immense défi qui les attend contre la Nouvelle-Zélande samedi en quart de finale, le XV de France tente de se convaincre et de nous convaincre que l'exploit est possible. Pourtant, certaines phrases trahissent une fébrilité certaine chez des joueurs toujours sonnés par la défaite face à l'Irlande dimanche.

 "Tout le monde va arriver avec le couteau entre les dents"
Toujours friand de métaphores culinaires, après le "mes joueurs seront affamés contre l'Irlande", le XV de France poursuit donc sa petite cuisine. Mardi, c'est Damien Chouly qui s'y est cette fois-ci coulé. L'image guerrière, l'envie d'aller au combat, tout y est, sauf qu'après ce que l'on a vu contre les Irlandais, on n'y croit plus vraiment. 

"Si c'était l'Argentine, ce serait pareil"
Même si on ne peut pas reprocher à Brice Dulin de ne pas être combatif dans son discours, c'est d'ailleurs le joueur qui semble le plus revanchard depuis la gifle reçue contre les Irlandais, là, il nous la fait un peu à l'envers. Car si effectivement la France n'avait aucune garantie de battre les Pumas elle avait quand même plus de chance que créer l'exploit que face à la meilleure équipe du monde.

 "Ce genre de match, on n'en joue pas beaucoup dans une carrière"
La sortie est signée de Nicolas Mas et le souci, c'est que le pilier tricolore (35 ans, 83 sélections) les a sans doute déjà vécus ces matches inoubliables. C'était en 2007 (il était dans le groupe mais n'a pas joué le quart) et surtout en 2011, lors de la finale perdue. On est d'ailleurs moins sûr que la nouvelle génération accorde autant d'importance aux confrontations face aux Blacks. 

"On n'est pas obligés de faire quelque chose pour le Haka"
C'est la grande phrase des Bleus pour nous convaincre qu'ils veulent s'émanciper du passé et écrire "notre propre histoire", comme le dit Sébastien Tillous-Borde. Sauf que cette posture cache une autre réalité : pour oser contester le Haka des Néo-Zélandais, il faut être ensuite capable d'assumer pendant le match. 

"On va travailler les rucks et le combat au sol"
C'est sans doute la phrase que l'on a le plus attendu depuis le début de la Coupe du monde. Après l'Italie, la Roumanie, le Canada et surtout l'Irlande, Philippe Saint-André a eu beau répéter ce constat, rien ne s'est amélioré. Alors croire que c'est contre les Blacks, où Richie McCaw est capable de gratter le moindre ballon, qu'on va voir des progrès...

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