France - Nouvelle-Zélande : "Les All Blacks sont excités à l'idée de recroiser les Français", assure Simon Mannix

France - Nouvelle-Zélande : "Les All Blacks sont excités à l'idée de recroiser les Français", assure Simon Mannix

DirectLCI
INTERVIEW – Manager de la Section paloise est bien placé pour nous parler de ses compatriotes, adversaires du XV de France, samedi en quarts de finale de la Coupe du monde. L'ancien All Black (1 sélection) imagine un match forcément disputé entre Français et Néo-Zélandais samedi. Et pour cause...

La France est-elle le pire adversaire possible pour les All Blacks ?
Pourquoi ça ? Sincèrement, je ne pense pas qu'ils préfèrent jouer l'Irlande quand je vois la performance des deux équipes le week-end dernier. Les Irlandais ont quand même été plus impressionnants, ont proposé davantage de jeu que les Français.

C'est vrai, mais il existe un sacré passif entre les deux équipes, avec les deux victoires françaises lors de la Coupe du monde 1999 et la dernière en 2007…
L'histoire, c'est loin ! Ça nous ramène huit ans en arrière, ou à 2009, et à la victoire de la France en Nouvelle-Zélande (27-22 à Dunedin). Sinon, depuis 2009, les Français n'ont jamais battu les Blacks, et les All Blacks n'ont quasiment jamais perdu en Europe depuis le dernier Mondial, ils ont même battu les Irlandais chez eux en 2013. Voilà…

LIRE AUSSI >> Non, le passé "ne hante pas" les All Blacks

Les Néo-Zélandais abordent donc confiants le match de dimanche ?
Je sais bien que les Néo-Zélandais ont un respect énorme pour l'équipe de France, c'est une évidence, surtout après la finale en 2011 (gagnée 8-7 par les Kiwis, ndlr). C'est forcément dans un petit coin de leur tête. On se dit : ”Que sont bien capables de faire ces Français quand toutes les planètes sont alignées ?”

"Je ne sais pas s'il y a autant de caractère aujourd'hui qu'en 2007"

Et vous pensez qu'elles le sont ?
L'équipe de France n'est pas du tout au fond du seau comme quand elle avait perdu contre le Tonga en 2011. Là, ils sortent d'une phase de poule correcte, qualifiés et en ayant atteint l'objectif du quart de finale. Physiquement, ils ont même été performants lors des trois premiers matchs avant d'accuser le coup peu contre Irlande. Mais, à mon avis, cela s'est surtout joué sur l'aspect mental. Et puis on va voir le lien entre le staff et les joueurs cette semaine. Tout le monde sait que samedi, ça peut être la fin d'une histoire, d'une aventure, et la fin de Philippe Saint-André. Son discours est simple : "Si on veut créer quelque chose ensemble, c'est maintenant !" Alors on va voir si le groupe est assez fort. Ils en sont capables.

Comme en 2007 à Cardiff ?
Pour refaire le même match qu'en 2007, il faut avoir le même caractère sur le terrain. Et les générations ont changé, je ne sais pas s’il y a autant de caractère aujourd'hui. Quand on parle de 2007, je pense à des types comme Nallet, Chabal, Harinordoquy, Élissalde… C'est un autre état d'esprit. L'équipe d'aujourd'hui a aussi ses qualités, mais bon… On dit que quand une équipe encaisse moins de 20 points face aux All Blacks, elle gagne le match. La France en est-elle capable ? Je ne sais pas, on va voir, ça va être vachement intéressant. Comme je dis, si tout est bien aligné…

EN SAVOIR+ >> Le quart de finale de 2007 comme si vous y étiez avec Vincent Clerc

Comment jugez-vous vos compatriotes après la phase de poules ?
Ils ne sont peut-être pas aussi impressionnants que d'habitude. Leur jeu n'est pas génial car la charge de travail athlétique a été vraiment plus importante. Le but n'était pas d'être prêt pour mettre 70 points à toutes les équipes en poule, mais de l'être pour samedi, c'est là que ça débute. J'ai vu la deuxième période contre les Tonga, c'est rassurant, il y avait de la vitesse de déplacement, des attaques plus fluides. Je sais que les All Blacks sont excités à l'idée de recroiser les Français.

EN SAVOIR + >> Le programme complet des quarts de finale

Lire et commenter