Les 5 points chauds de la dernière journée du Top 14

Les 5 points chauds de la dernière journée du Top 14

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RUGBY - C'est un samedi après-midi à très haute tension qui attend le Championnat de France samedi (les sept matches auront lieu à 14h45) à l'occasion de la dernière journée de la saison régulière, où les enjeux sont particulièrement nombreux. Tour d'horizon en cinq points.

Perpignan au bord du précipice
Cette institution du rugby français n'avait encore jamais connu les affres d'une descente en Pro D2. Mais, 13e du Top 14 à un match du terme, un très périlleux déplacement à Clermont (où les locaux n'ont plus perdu depuis 76 rencontres), l'USAP a de quoi s'inquiéter. "On n’est pas dans un monde de Bisounours, note ainsi le président François Rivière. Vu la situation du club, un certain nombre de joueurs se préoccupe de ce qui pourra être son avenir. Il faudrait être idiot pour ne pas y réfléchir." Dans les faits, trois autres équipes, Grenoble, Bayonne et Oyonnax, peuvent descendre, et un simple bonus perpignanais pourrait même suffire. Mais, statistiquement, l'USAP tient la corde pour l'avoir autour du cou. Pile cent ans après avoir soulevé son premier Bouclier de Brennus.

Bayonne veut y croire
Dans cette lutte pour le maintien, l'Aviron, 11e (à égalité de points avec Oyonnax et Perpignan) sait qu'il devra ramer pour battre un Castres Olympique toujours en quête d'un barrage à domicile. "On a connu ça l’an dernier contre Montpellier, qui était venu chercher la même chose chez nous, rappelle Christian Lanta, l'entraîneur de Bayonne. On n’avait pas du tout la même pression et on avait gagné. On peut s’en inspirer. Un exploit en rugby, ce n’est pas quelque chose d’inaccessible. Ça fait même partie des choses qu’on doit accomplir." Il n'y a plus qu'à...

Le Stade français a tout à perdre
Il y a sans doute mieux qu'un déplacement chez le leader toulonnais pour sauver sa saison. Mais, de toute façon, au Stade français, il y a un moment que le mal est fait. Voilà en effet déjà trois mois que le club parisien, ayant longtemps joué les premiers rôles cette saison, est en chute libre. La qualification pour la phase finale n'est déjà plus qu'une utopie et même la 7e place exceptionnellement qualificative cette saison pour un barrage franco-anglais, strapontin pour la grande Coupe d'Europe, pourrait glisser entre les mains des hommes de Gonzalo Quesada au tout dernier moment (en cas de victoire bonifiée de l'UBB sur un BO déjà relégué, combinée à une défaite sans bonus des Parisiens à Toulon). "On va affronter l'équipe la plus en forme du moment. Ça peut nous permettre d'arriver caché, préfère positiver l'entraîneur parisien. Ce qui nous attend, c'est monumental. On n'est pas mort, c'est ce qu'il faut se dire." Et montrer sur le terrain.

Dusautoir, quatre mois plus tard
Une fois n'est pas coutume, c'est pour une simple place en phase finale que bataillera l'ogre toulousain samedi, à domicile contre Grenoble. Actuellement 6e (la dernière place qualificative), à égalité de points avec le 7e (Paris), le Stade n'a plus qu'à faire le boulot. Mais il peut aussi croire en des lendemains qui chantent en cas de retour réussi de Thierry Dusautoir, qui s'apprête à retrouver les pelouses pour la première fois depuis sa blessure au biceps à la mi-janvier. L'ex et probable futur capitaine du XV de France a en effet passé des tests concluants mardi. Toulouse enregistre, en outre, les retours de Steenkamp, Fickou, McAllister, Nyanga et Picamoles.

Montpellier vers l'infini et au-delà ?
Qui se souvient que le MHR était 7e au creux de hiver ? Le voici désormais 2e, donc à un match d'une qualification directe pour les demi-finales. Ce ne sera pas une sinécure : en face se dressera le rugueux Racing, 4e à deux points seulement, pour un quart de finale avant l'heure. Mais il en faut plus pour inquiéter des Héraultais qui marchent sur l'eau. "C'est bien de jouer un dernier match à enjeu, mais on ne veut pas s'arrêter là, on en veut plus, plastronne l'entraîneur Fabien Galthié, tout heureux de récupérer samedi son capitaine Fulgence Ouedraogo après sept mois d'absence. Quand cela n'allait pas, on espérait le meilleur. Alors quand ça va, on l'attend aussi, mais avec lucidité."

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