On a parlé avec Bill Tuiloma, le seul footballeur néo-zélandais qui évolue en France

On a parlé avec Bill Tuiloma, le seul footballeur néo-zélandais qui évolue en France
RUGBY

FOOTBALL - En France, des Néo-Zélandais, le Top 14 en compte à la pelle. Rien qu'au Racing 92, ils seront cinq une fois la Coupe du monde terminée. Pour ce qui est du football, les joueurs kiwis ne sont pas légion. C'est un euphémisme : il n'y a en qu'un. Avant le quart de finale France-All Blacks, metronews l'a interrogé. Un choc forcément particulier pour Bill Tuiloma, joueur de foot à Strasbourg. Présentation.

Né dans un quartier d’Auckland et après avoir versé dans le rugby à l’école, Bill Tuiloma a finalement opté pour le football, qu’il a fait découvrir à sa famille. Sous contrat pro avec l’Olympique de Marseille, le premier Néo-Zélandais de Ligue 1 oubliera le ballon rond samedi pour regarder le quart de finale de la Coupe du monde entre Bleus et All Blacks.

Il chante "God defend New Zealand" mais ne fait jamais le haka. Ses matchs internationaux se tiennent au Westpac Stadium de Wellington plutôt qu’à l’Eden Park d’Auckland. Et Bill Tuiloma est un "All White", en raison de la tenue qu’il a déjà enfilée à huit reprises avec sa sélection.

Le petit canard de la famille 

Le milieu de terrain international néo-zélandais a choisi un ballon moins capricieux que celui que vénère la majorité de ses compatriotes, adeptes de la religion rugby. "Dans ma famille, tout le monde est rugby, explique à metronews le garçon de 20 ans. Mon père y a joué, mon frère et mes cousins y jouent. Je l’ai aussi pratiqué à l’école mais j’ai toujours préféré le foot. Ma famille m’a soutenu et mon père regarde tout le temps mes matchs, il aime trop ça maintenant."

Le paternel suit la carrière du rejeton à (longue) distance. A l’été 2013, son fils tape dans l'oeil des recruteurs de l’Olympique de Marseille lors du Mondial des moins de 20 ans. Dans la foulée, il signe pour deux saisons au centre de formation. "J’étais loin de ma famille, dans un pays qui ne parle pas trop l’anglais, c’était difficile, raconte-t-il. J’ai découvert un club pro, avec un staff, un centre d’entraînement, alors que nous, c’est surtout le rugby qui a tout ça. J’ai mis sept mois à apprendre la langue et maintenant j’ai mes amis, ça va."

"M’imposer à Marseille"

Le 7 février dernier, Tuiloma devient le premier Kiwi à évoluer en Ligue 1 lorsque Marcelo Bielsa le lance cinq minutes à Rennes. Il en joue quatorze autres dans la foulée face à Reims, signe un contrat professionnel de trois ans avec l’OM, puis part en prêt à Strasbourg (National). Celui qui peut aussi évoluer en défense centrale y a connu sa première titularisation en Coupe de France la semaine dernière, et poursuit son apprentissage. "Il faut que je travaille, c’est comme ça que ça se passera bien. Puis je veux m’imposer à Marseille. Avec la sélection U20, on a joué un 8e de finale de Coupe du monde, c’était une première pour notre pays. Maintenant, je veux faire pareil chez les A." Une ambition bien loin de celle des All Blacks, à qui l'on promet, tous les quatre ans, un titre de champion du monde.

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Samedi, Bill sera devant son écran pour le quart de finale entre Français et Néo-Zélandais. "La France est une bonne équipe, alors on verra qui est au top sur ce match." Une réponse prudente, alors que les Bleus n’ont plus battu les champions du monde en titre depuis juin 2009 (huit défaites, série en cours). En football, les deux équipes se sont rencontrées une fois, lors de la Coupe des confédérations 2003, pour un succès français 5 à 0. A peine un essai non transformé…

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