Pour Philippe Saint-André, "s'il n'y a pas de rébellion face aux All Blacks, il faut changer de sport"

RUGBY
APPEL - Au moment de dévoiler son équipe pour affronter la Nouvelle-Zélande samedi en quart de finale (21 heures), le sélectionneur a justifié les trois changements opérés et surtout demandé à ses joueurs "un supplément d'âme". Ou comment Philippe Saint-André tente de pousser ses hommes à se révolter.

Pas vraiment le profil d'un tribun. Avec sa voix parfois mal posée ou hésitante, on voit mal Philippe Saint-André haranguer les foules. Et quand il appelle les joueurs du XV de France "à se mettre dans un état second", "à trouver ce supplément d'âme, de folie de générosité et de malice" pour bousculer ces All Blacks que tout le monde voit imbattable, on se demande comment PSA peut arriver à convaincre ses joueurs...

"C'est pour ce genre de match qu'on travaille depuis l'école de rugby"

Pourtant on a vu pendant la mi-temps du match face à la Roumanie que le sélectionneur est capable de pousser une bonne gueulante et de rentrer dans le lard de ses troupes. A-t-il eu besoin de le refaire pour les préparer à affronter la Nouvelle-Zélande ? Visiblement non : "Je crois qu'ils adhèrent au projet, qu'ils sont déterminés", assure-t-il. Mais tout de même, Saint-André à prise le soin de mettre une nouvelle fois ses hommes devant leurs responsabilités.

"C'est pour ce genre de match qu'on travaille depuis l'école de rugby et qu'on entraîne ensuite, a ainsi expliqué le sélectionneur pour démarrer sa conférence de presse. Contre la Nouvelle-Zélande, si tu ne mets pas une intensité extrême dans tout ce que tu fais, c'est compliqué". Les Bleus vont donc devoir en montrer beaucoup plus que ce qu'ils ont fait pour l'instant. Ça passera par le jeu mais aussi par la force de caractère. Car comme le dit PSA, "s'il n'y a pas de rébellion face aux All Blacks, il faut changer de sport". Ou plus simplement rentrer à Paris dès dimanche. 

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