Quand l'Irlande fait profil bas devant cette "incroyable équipe" qu'est le XV de France

RUGBY
POLITESSES - Alors que les Bleus profitent d'un journée de repos à Cardiff ce mardi, les Irlandais, eux, sont au turbin. Et avant leur entraînement, plusieurs joueurs ont discuté avec la presse venue les rencontrer à leur hôtel de Newport, dans la banlieue de la capitale galloise.

Plan de comm' contre plan de comm'. Tandis que le XV de France s'amuse à jouer les vexés par le statut de grand favori du choc qui les opposera dimanche aux Irlandais (17 h 45), ces derniers, eux, ne veulent pas jouer les têtes d'affiche. Et après Jonathan Sexton qui, lundi, avait ouvert les vannes de l'humilité, le n° 10 expliquant que le XV du trèfle devrait faire "sa meilleure performance sous l'ère Joe Schmidt (l'entraîneur) pour gagner", ses petits copains lui ont emboîté le pas.

"Les Français disent vraiment qu’ils sont outsiders?  Je ne parierai pas trop là-dessus…"

Il faut dire que les difficultés rencontrées face à l'Italie dimanche (16-9) ont un peu ramené tout le monde sur terre. "Les Français disent vraiment qu’ils sont outsiders ?  Je ne parierai pas trop là-dessus…, se méfie Sean O'Brien. Bien sûr, ça les arrange de dire ça. Mais nous n’allons pas nous soucier de qui est le favori de cette rencontre. Il faut avant tout se préparer pour être prêt le jour J. Et il ne faudra pas tenir compte du fait qu’ils ne nous ont pas battus depuis 2011". Car si les confrontations directes entre les deux équipes plaident pour les Verts (deux matches nuls en 2012 et 2013 puis deux défaites en 2014 et 2015), les coéquipiers de Paul O'Connell la jouent tout de même profil bas.

"Je n’ai pas eu des résultats fantastiques contre la France, rappelle d'ailleurs le deuxième ligne du Munster, qui rejoindra Toulon après la Coupe du monde. Je considère que la France est une équipe incroyable, qui a du talent, du physique, des compétences avec des qualités techniques derrière. Ils jouent avec beaucoup de passion et pour nous, c'est toujours un grand défi". Bref, "la pression sera sur les deux équipes", résume Simon Zebo. Car l'enjeu principal de cette "finale" du groupe D reste d'éviter la Nouvelle-Zélande en quarts de finale. 

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