Rugby : Bernard Laporte veut être président de la Fédé pour tout changer

Rugby : Bernard Laporte veut être président de la Fédé pour tout changer

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TOP 14 - Il est paria, il veut devenir le chef. Suspendu jusqu'à la fin de saison par la Fédération française de rugby, Bernard Laporte annonce qu'il sera candidat à la présidence de la FFR, lors des élections de 2016. Pour, dit-il, ''changer les choses''. Et dégager ''les égoïstes qui ne servent pas leur sport''.

''Moi, Président.'' Cette formule, devenue célèbre car employée par François Hollande lors de la dernière campagne présidentielle, Bernard Laporte ne l'a pas faite sienne. L'ancien secrétaire d'Etat aux sports est plutôt dans la suggestion, version ''si un jour je suis président…'' Mais sur le fond c'est tout pareil. Dans un entretien accordé à L'Equipe ce vendredi, l'entraîneur du RC Toulon l'annonce : il sera candidat à la prochaine élection au sein de la Fédération française de rugby (FFR), prévue en 2016. A 49 ans, le coach à petites lunettes rondes et grande gueule se sent prêt. Prêt à ''changer les choses''.

Ce n'était pourtant pas dans le carnet de route. Débarqué sur la Rade en 2011 après quatre ans loin des terrains, l'Aveyronnais espérait s'offrir un dernier challenge dans un sport qui le berce depuis sa plus tendre enfance à Gaillac. Plusieurs fois, cette saison, il a même été proche de lâcher, pris par ''des coups de blues'', explique-t-il à L'Equipe, pour remonter en région parisienne où vit toujours sa femme. Alors voir ''Bernie'' se lancer dans une telle aventure semble étonnant mais a pourtant un leitmotiv : balayer la Fédé de ceux qui lui en font tant baver.

''Inacceptable que des gens soient dans une fédération depuis 30 ans''

Petit retour en arrière : le 4 janvier dernier, alors que son équipe vient de céder face à Grenoble (22-21), l'entraîneur toulonnais explose et remet en cause l'arbitrage de M. Cardona . Il est dans un premier temps condamné à 13 semaines pour ses propos , sanction ramenée à 16 semaines en appel , qui l'interdit de vestiaire jusqu'à la fin de saison. Un verdict qui ''[le] saoule, [l']agace profondément'', et le révolte. ''Ceux qui m'ont mis la sanction, c'est médiocre, poursuit Laporte. Je n'ai pas peur de le dire. Et à ceux-là, je leur dirai un jour : 'Vous ne serez plus là.' M'interdire de parler… C'est pire que la Stasi ces gens-là !''

Alors une fois son contrat terminé, en juin 2015, Bernard Laporte entend bien mener la Fronde. Joueur, le demi de mêlée était plutôt dans l'esquive. Là, ce serait plutôt à la manière d'un avant : droit dans le tas. ''Si je suis président, j'empêcherai de se représenter après deux mandats pour un président ou un membre directeur. Je trouve inacceptable, je dis bien inacceptable, que des gens soient dans une fédération depuis 30 ans. Ce sont des égoïstes. Ils ne servent pas le sport, ils se servent eux. On sait pourquoi ils viennent… En province, on se fait chier alors qu'à Paris, où on est tout seul, on peut se coucher à 4 heures du matin… La Fédération, au lieu de s'enfermer, je veux qu'elle vive, que ça bouillonne d'idées.'' Un bouillon relevé alors, à l'image de son président. 

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